Commerce : ce qu’en disent les grands patrons des foncières

En direct du Siec (la Défense) – Non, le commerce physique n’est pas mort. C’est, dans les grandes lignes, ce que sont venus affirmer les grands patrons des foncières de l’immobilier commercial, à l’occasion d’une conférence donnée en ouverture du Siec 2013.

Quasi répétée comme un mantra (pour peut-être mieux se convaincre que les affaires ne vont pas si mal), l’affirmation a été approuvée par tous les intervenants présents à la tribune, Christophe Cuvillieren tête. Le président du directoire d’Unibail-Rodamco 179.5 | +0.17% a détaillé par le menu le modèle auquel il croit : le commerce physique et « tripolaire », basé sur le multicanal, l’hyper-proximité et l’expérience shopping. Et sur ce dernier point, les enseignes ont toutes leurs cartes à jouer. « Je crois à l’originalité des concepts, a indiqué Christophe Cuvillier. La crise oblige les enseignes à se repenser et nous travaillons nous aussi à la mise en valeur des marques. L’important, c’est l’originalité et la cohérence de l’histoire qu’on raconte. » Avis partagé par Laurent Morel, président du directoire de Klépierre 31.25 | -0.03% , qui fait le constat d’une prise de conscience des retailers sur ce sujet : « Ils sont prêts à se transformer, à faire évoluer leurs concepts. »

Reste que le challenge n’est pas à relever que du côté des retailers. Les développeurs et propriétaires de centres commerciaux ont eux aussi à prendre leurs responsabilités. « Au-delà de la gestion des actifs, les propriétaires auront à gérer l’immatériel. Il faut maintenir l’expérience client », assure Lahlou Khelifi, directeur général de Mercialys 16.53 | +0.12% .

« Les centres de proximité et les centres « expérienciels » vont bien fonctionner, résume en guise de conclusion Michel Dessolain, directeur général de la stratégie et de l’innovation chez Unibail-Rodamco. Au milieu de tout ça, je pense que ça va tanguer très fort, avec un premier phénomène de baisse de la qualité des enseignes », affirme-t-il. Travailler sur les marques, l’événementiel, le marketing, l’animation des centres commerciaux… : une exigence qui sonne comme un avertissement pour tous ceux qui n’ont pas encore pris le pli de l’expérience client.

source: businessimmo

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