Les commerces de luxe ont le vent en poupe

Paradoxalement, à un moment où la crise est sur toutes les lèvres, le commerce du luxe s’envole en France.

Alors que les courbes du chômage sont au plus haut et que les ménages sont pessimistes sur l’évolution de leur pouvoir d’achat, le prix des loyers des commerces de luxe a connu une croissance de près de 3 k€ par m2 et par an entre mars 2012 et mars 2013.

Ces boutiques demeurent localisées sur les artères historiques : avenue Montaigne, Place Vendôme ou rue du Faubourg St-Honoré.

Cette explosion du commerce de luxe s’explique en partie par l’essor du tourisme international en France et particulièrement à Paris qui a connu une année record en 2012 avec plus de 29 millions de visiteurs. Les infrastructures hôtelières se sont développées en conséquence ;  les 15 hôtels de luxe de la capitale favorisent ce tourisme haut de gamme.

 

A noter, la prépondérance des chinois qui affectionnent la France (+53% de visiteurs chinois à Paris depuis 2007) et qui disposent d’un pouvoir d’achat qui s’est multiplié par 2,5 entre 2005 et 2011.

 

Commerce : ce qu’en disent les grands patrons des foncières

En direct du Siec (la Défense) – Non, le commerce physique n’est pas mort. C’est, dans les grandes lignes, ce que sont venus affirmer les grands patrons des foncières de l’immobilier commercial, à l’occasion d’une conférence donnée en ouverture du Siec 2013.

Quasi répétée comme un mantra (pour peut-être mieux se convaincre que les affaires ne vont pas si mal), l’affirmation a été approuvée par tous les intervenants présents à la tribune, Christophe Cuvillieren tête. Le président du directoire d’Unibail-Rodamco 179.5 | +0.17% a détaillé par le menu le modèle auquel il croit : le commerce physique et « tripolaire », basé sur le multicanal, l’hyper-proximité et l’expérience shopping. Et sur ce dernier point, les enseignes ont toutes leurs cartes à jouer. « Je crois à l’originalité des concepts, a indiqué Christophe Cuvillier. La crise oblige les enseignes à se repenser et nous travaillons nous aussi à la mise en valeur des marques. L’important, c’est l’originalité et la cohérence de l’histoire qu’on raconte. » Avis partagé par Laurent Morel, président du directoire de Klépierre 31.25 | -0.03% , qui fait le constat d’une prise de conscience des retailers sur ce sujet : « Ils sont prêts à se transformer, à faire évoluer leurs concepts. »

Reste que le challenge n’est pas à relever que du côté des retailers. Les développeurs et propriétaires de centres commerciaux ont eux aussi à prendre leurs responsabilités. « Au-delà de la gestion des actifs, les propriétaires auront à gérer l’immatériel. Il faut maintenir l’expérience client », assure Lahlou Khelifi, directeur général de Mercialys 16.53 | +0.12% .

« Les centres de proximité et les centres « expérienciels » vont bien fonctionner, résume en guise de conclusion Michel Dessolain, directeur général de la stratégie et de l’innovation chez Unibail-Rodamco. Au milieu de tout ça, je pense que ça va tanguer très fort, avec un premier phénomène de baisse de la qualité des enseignes », affirme-t-il. Travailler sur les marques, l’événementiel, le marketing, l’animation des centres commerciaux… : une exigence qui sonne comme un avertissement pour tous ceux qui n’ont pas encore pris le pli de l’expérience client.

source: businessimmo

Commerce connecté : 76% des consommateurs utilisent leur smartphone en boutique

L’utilisation du mobile in-store s’intensifie. 76% se servent de leur smartphone à l’intérieur du point de vente, soit une augmentation de 25% par rapport à 2012. Près d’un tiers des personnes sondées confient régler leurs achats via leur mobile, et se servir de leur téléphone pour scanner les QR code. Tels sont les principaux résultats du deuxième baromètre de l’expérience marchande connectée publié le 18 avril par Digitas.

Le mobile est d’abord utilisé pour recueillir des avis ou des informations complémentaires, ou encore accéder à une application pour comparer des prix. Cette dernière composante est fondamentale : 31% des clients seraient prêts à quitter le point de vente si une enseigne concurrente propose un tarif plus attractif, dès que la différence de prix atteint 5%. Près d’un consommateur sur deux confie avoir déjà quitté un magasin après avoir consulté des informations sur leur mobile et 39% des consommateurs estiment que cela va certainement leur arriver. Les secteurs les plus concernés? Les produits high-tech, les équipements de la maison, les articles culturels ou encore la mode (vêtements, bijoux).

Une tendance qui risque de s’accentuer

Cette étude met également en lumière les nouvelles attentes des consommateurs. Plus de six sondés sur dix (63%) souhaitent recevoir sur leur mobile en magasin des coupons de réductions ou promotions personnalisés géolocalisés et 61% désirent utiliser leur carte de fidélité sur mobile. Plus d’un sondé sur deux seraient par ailleurs intéressés par une application mobile afin de les guider dans leur parcours d’achat en boutique et ainsi trouver plus facilement un article.

Enfin, 54% se disent même prêts à payer directement en magasin grâce à une tablette portable. Ce qui leur évite ainsi de passer par la case caisse. Près de huit clients sur dix pensent d’ailleurs que les vendeurs seraient plus efficaces s’ils étaient équipés de tablettes. Déjà cross-canal, le client semble donc avoir une longueur d’avance sur les retailers.

source: Baromètre de l’Experience Marchande Connectée 2013 from Digitas_fr

A l’heure du e-commerce, le rôle du vendeur en magasin doit être revisité

L’e-commerce a des marges de développement considérables. Et le commerce de proximité va continuer à côté du commerce en ligne. Ces deux canaux sont complémentaires. A condition toutefois de faire évoluer le rôle même du vendeur et l’expérience du client en magasin.

Tout en se basant sur deux valeurs essentielles : le sens et la simplicité. Et si, finalement, la pérennité du commerce traditionnel reposait avant tout sur une question de bon sens ?
Ce monde numérique qui n’en est qu’à ses prémisses, les distributeurs de produits de télécommunications ont un rôle prépondérant à jouer en devenant des guides, des « orienteurs ». De simples vendeurs de produits technologiques, nous nous transformons en développeurs d’usages et de services.
Une approche qui n’est pas sans rappeler celle de Michelin au XXème siècle qui a très vite compris que vendre des morceaux de caoutchouc ne faisait pas rêver. Il a alors inventé des services (cartes routières, guides touristiques et gastronomiques) expliquant au client ce qu’il allait pouvoir faire avec ses pneus : voyager, découvrir, se cultiver, se divertir. Il en est de même dans les télécommunications au XXIème siècle : nous devons expliquer au client ce qu’il peut faire avec son smartphone, sa tablette, sa télévision connectée. Et ainsi rentrer de plain-pied dans le « monde de l’usage ».

Vers une troisième voie basée sur les usages

Autrefois, on pensait qu’un bon vendeur pouvait tout vendre, sans avoir besoin de connaître le produit. Aujourd’hui, on aurait  tendance à penser qu’un vendeur doit maîtriser parfaitement son sujet au risque d’être  « concurrencé » par  des clients très avertis. Cette mise en concurrence est une erreur. Car, quoi que l’on fasse, le client a accès à autant d’informations que le vendeur. Et il existe tellement de produits que ce dernier ne peut pas tout connaître dans les détails ! D’autant que les modèles de téléphones et les systèmes d’exploitation évoluent en permanence. Bref, ce serait une quête sans fin.
Je crois donc plutôt en une troisième voie reposant sur les usages. Le vendeur doit se transformer en « conseiller » capable de comprendre en quelques minutes les besoins du client, son niveau d’attente, son niveau d’usage actuel et futur. Pour, au final, le guider vers de nouveaux usages qui lui simplifieront la vie. Les entreprises de distribution doivent ainsi devenir de vraies entreprises de service.

Remettre à l’honneur les basiques du commerce de proximité

La pérennité même d’un réseau de distribution physique dans le domaine de la téléphonie reposera sur ces deux piliers : notre capacité à devenir des développeurs d’usages et la qualité de service en magasin. Il est donc essentiel de soigner la relation et l’expérience client. En remettant notamment à l’honneur des basiques tombés parfois en désuétude : les règles d’accueil et de service. Quand un client  se rend chez un bijoutier par exemple, il est bien reçu et se voit offrir une relation personnalisée ; le vendeur lui présente les bijoux sur un joli coussin rouge. Rien à voir avec ce qui se fait aujourd’hui dans beaucoup de réseaux de distribution de téléphonie. L’attente est parfois longue, les vendeurs pas toujours à l’écoute, le produit apporté sous le bras dans une vulgaire boîte en carton… On est bien loin d’une relation personnalisée ! Pourtant, on y achète du matériel qui a beaucoup de valeur et on y souscrit un abonnement durable. Tout cela est impliquant.

Amener petit à petit des services différenciants dans nos magasins, voilà la transition que doit entamer à mon sens le marché de la téléphonie. Dès que le client entre en boutique, il doit être pris en charge par un conseiller client. Celui-ci doit le faire asseoir et lui nettoyer systématiquement son écran de mobile ou de tablette par exemple. Les produits ont de la valeur : ils doivent donc  être présentés comme tels sur un plateau. Enfin, le client doit être raccompagné jusqu’à la porte.
Il s’agit donc de miser sur des valeurs traditionnelles mais essentielles : satisfaire et fidéliser les clients ; montrer qu’ils sont appréciés ; comprendre leurs besoins pour leur proposer les meilleurs produits et services ; les étonner ; les écouter et bâtir l’expérience en magasin sur cette écoute. Ce sont à mon avis les marqueurs gagnants d’un distributeur leader.

Simplifier la vie du client

Pour ce faire, les critères de management et d’évaluation du travail doivent certainement changer. On ne doit plus parler uniquement en termes de volume d’affaires, mais en termes de satisfaction et de fidélisation client. Les vendeurs seront amenés à manipuler davantage les produits, à expérimenter eux-mêmes de nouveaux usages, pour gagner en crédibilité et légitimité.
Le processus de recrutement des vendeurs doit se moderniser en conséquence. Place désormais à des profils curieux, adaptables, des personnes généreuses, qui ont de l’empathie, de la patience, et qui savent accepter une part d’incertitude vis-à-vis de leur métier. Car il est impossible de savoir exactement ce qu’ils vendront dans cinq ou dix ans. Encore moins ce que sera leur métier ! Mais une chose est sûre : l’approche relationnelle demeurera un pilier. Une expérience client réussie, c’est tout simplement un client heureux sur le moment et qui revient. Notamment parce que les nouveaux usages découverts lui ont facilité la vie.

Si le vendeur a été un « projeteur de sens » et que le service proposé a simplifié la vie du client, il a alors rempli pleinement sa mission ! 

source: Journal du Net

Investir dans un local commercial ou une boutique

Investir dans un local commercial ou une boutique

Louer un local à un dentiste, une boutique à un artisan, un entrepôt ou des bureaux à une société, voire un restaurant, vous y avez déjà pensé ? Si l’on sait déjà que l’on peut placer des fonds dans ce type d’établissement via une SCPI, acheter un local commercial ou une boutique reste assez méconnu du grand public. Et pourtant, ce marché n’est pas uniquement réservé aux investisseurs chevronnés et offre bien des avantages. Pour tout savoir point par point, suivez le guide !

Investir dans un local professionnel

Les petits plus qui font la différence avec la location de logements

•   La rentabilité. Et oui ! c’est le point fort de ce type d’investissement. On estime en moyenne qu’elle varie en moyenne entre 5 et 9 %, contre 2 à 4% dans le locatif d’habitation.

•   La sécurité. Les baux signés durent entre trois et neuf ans et de fait, c’est rassurant, vous ne craindrez pas de voir votre local inoccupé.

•   Plus de flexibilité en cas d’impayés. Les recours sont beaucoup plus simples et rapides. Toutefois, les professionnels du secteur notent que ce genre d’incidents est moins fréquent que dans la location de logements.

•   Des frais allégés. Il est possible, lors de la signature du bail commercial, de définir librement avec le locataire les frais dont il doit s’acquitter. Ainsi, la taxe foncière, le gros œuvre, les frais de gestion et les travaux d’aménagement peuvent être à sa charge.

Bien connaître les spécificités du marché

•   C’est avant tout l’emplacement qui compte. Pas de secret, un local commercial attractif est celui qui est le mieux situé. Les places dans le centre-ville se rachètent à prix d’or, là où il y a de l’activité et du passage, le commerce a bien plus de chances de s’épanouir. L’astuce : hormis les quartiers déjà plébiscités, soyez particulièrement attentifs aux zones « en devenir ». La construction en cours d’un tramway, de collectivités ou de logements doit vous mettre la puce à l’oreille.

•   Ce qui est rare est cher. Vous l’aurez compris, ce type de biens est beaucoup moins disponible et difficile à trouver qu’un simple logement. Par conséquent, le ticket d’entrée s’avère nettement plus élevé, ce qui peut évidemment rebuter les acheteurs potentiels.

•   Des règles bien précises qu’il faut savoir maîtriser. Nous l’avons vu, si les baux commerciaux sont plus flexibles, ils n’en demeurent pas moins complexes et le recours à un professionnel s’avère vraiment nécessaire lorsque l’on n’est pas aguerri dans ce domaine. Rédaction du bail, gestion administrative, déclaration de revenus fonciers sont parmi les nombreux points qu’il ne faut pas traiter à la légère.

Quartier commercant

source:  Logic-immo.com

 

Commerces de gare: KLÉPIERRE prend un trophée SIIC à SAINT-LAZARE

Klépierre s’est vu décerner le Trophée des SIIC « Ville et Avenir » pour l’espace commercial ST.LAZARE PARIS.

Organisée par la Fédération des Sociétés Immobilières et Foncières (FSIF), la 7 ème édition des Trophées des SIIC s’est déroulée dans le cadre du SIMI (Salon de l’Immobilier d’Entreprise) qui s’est tenu du 5 au 7 décembre.

A travers ce trophée qui vise à récompenser un projet ayant un impact particulier sur la qualité de la vie dans la cité (espace urbain, réponse à de nouveaux besoins…), le jury a salué l’exemplarité de l’espace commercial ST.LAZARE PARIS, parfaitement intégré au cœur de la deuxième gare d’Europe.

Ce trophée récompense Klépierre pour le concept innovant de commerce en gare qui répond à Paris Saint Lazare aux attentes des consommateurs urbains et mobiles.

La combinaison de la qualité architecturale du site et d’une offre commerciale adaptée est garante du succès présent et à venir de ST.LAZARE PARIS.

Lauréat du concours lancé par SNCF auprès de spécialistes de l’immobilier de commerces en 1996, Klépierre a investi près de 160 millions d’euros dans ce projet.

A propos de ST.LAZARE PARIS
Idéalement situé au cœur de l’un des plus grands quartiers de commerces et d’affaires de la capitale, ST.LAZARE PARIS abrite 3 moyennes unités et environ 80 boutiques, services et espaces de restauration. Au sein d’un cadre architectural exceptionnel, l’ensemble représente une surface de 10 000 m2 GLA 1 GLA (Gross Leasable Area) : surface de vente + réserves), totalement intégrée sur les 3 niveaux de la gare (train, rue et métro). ST.LAZARE PARIS comprend également un parking souterrain de 250 places.
Porte d’entrée d’un des plus grands quartiers commerçants d’Europe, Paris Saint-Lazare est la deuxième gare d’Europe. Elle accueille chaque jour près de 500 000 voyageurs, majoritairement pour un trajet quotidien reliant Paris et sa banlieue ouest.

www.stlazareparis.com

Le joaillier américain Tiffany va s’installer sur les Champs Elysées à Paris

(AFP) – Le joaillier américain Tiffany & Co a annoncé son installation en 2014 sur les Champs Elysées à Paris, avec un mégastore de plusieurs étages au numéro 62 de la célèbre avenue parisienne, où officie actuellement l’enseigne de restauration rapide Quick.

Tiffany, qui fête cette année ses 175 ans et a déjà une boutique rue de la Paix, prévoit d’implanter en 2014 sur les Champs Elysées un « magasin amiral européen », sur plusieurs étages et environ 1 000 mètres carrés, indique un communiqué du groupe.

La rumeur d’une arrivée de Tiffany sur cette avenue bruissait depuis des mois, à la suite d’informations en ce sens du site FashionMag en mars.

Le bail de Quick n’était censé expirer que début 2015. Tiffany s’est ainsi offert un emplacement en or, à l’angle de la rue La Boétie, dans un quartier où flânent environ 100 millions de touristes par an et où les enseignes de luxe ont fortement accrû leur présence depuis une dizaine d’années.

A commencer par le maroquinier Louis Vuitton, présent avec un magasin de 1 900 mètres carrés. « C’est un développement significatif et une occasion de ventes pour Tiffany & Co, (…). L’ouverture d’un magasin sur les Champs Elysées sera le symbole ultime pour Tiffany d’une marque de luxe réellement mondiale », dans le coeur d’une ville « où des gens du monde entier viennent faire des visites et du shopping », a estimé Frederic Cumenal, vice-président exécutif du groupe, cité dans le communiqué.

Les marques américaines ont investi avec force les Champs Elysées ces dernières années, dont Abercrombie & Fitch ou encore Banana Republic. Historiquement, la présence de Tiffany à Paris remonte à 1850 avec l’ouverture d’un premier magasin (qui n’existe plus).

Depuis 1999, le joaillier et spécialiste des arts de la table dispose d’une boutique au 6, rue de la Paix, en face de Cartier, dans le quartier de la place Vendôme où sont réunis les plus grands joailliers et horlogers mondiaux. Tiffany possède aussi deux corners à Paris, dans les grands magasins Galeries Lafayette et Printemps Haussmann, ainsi qu’une adresse à Nice. Le joaillier, créé en 1837, exploitait au 1er janvier 247 points de vente dans le monde, et emploie au total 9 000 personnes. En 2011, le Qatar à travers son fonds souverain Qatar Holding était devenu le premier actionnaire de Tiffany, avec 5,19 % du capital, devant le fonds d’investissement Vanguard.

Monoprix : du magasin populaire à l’enseigne des citadins branchés

(AFP) – L’enseigne Monoprix, fondée il y a 80 ans sur une image de magasin populaire à bas prix, est aujourd’hui devenue l’enseigne favorite des citadins branchés, en jouant sur la personnalisation de la relation client et l’idée de « créer la surprise au quotidien ».

Monoprix, qui a ouvert son premier magasin à Rouen en 1932, a vu le jour alors que la France se remettait à peine de la crise de 1929. Inspiré du modèle américain des magasins à prix uniques, l’enseigne propose en plein coeur de ville un assortiment de produits de la vie courante dans des gammes de prix abordables. Le succès, fondé sur cette image populaire, est quasi-immédiat.

En 1940, Monoprix compte 63 points de vente, et dès 1947, elle lance ses produits sous sa marque propre. « A partir de 1950, l’idée était d’offrir aux clients un libre-service intégral, en leur proposant tout sous le même toit, un modèle que reprendront les grandes surfaces dix ans plus tard », fait valoir Stéphane Maquaire, directeur général de Monoprix. Mais la naissance des hypermarchés de périphérie porte un coup au développement de la marque, concurrencée sur le segment des prix bas. Elle tente alors de se porter sur le même créneau, en lançant Super M en 1968. Sans grand succès.

« Le concept de magasin populaire sur lequel s’est bâti Monoprix a mal vieilli au regard du développement des hypermarchés. Se retrouvant dans une impasse stratégique, l’enseigne a eu l’intelligence de totalement changer son fusil d’épaule, en abandonnant son positionnement prix bas pour se tourner vers le haut de gamme », analyse Yves Marin, spécialiste de la grande distribution chez Kurt Salmon. C’est ainsi qu’à partir de 1982, Monoprix entame une modernisation de ses magasins « afin de s’adapter aux évolutions du mode de vie de ses clients » et se positionne résolument comme un magasin de centre-ville, avec pour idée maîtresse « d’être le plus en contact avec nos clients », explique M. Maquaire.

Parallèlement, l’enseigne amorce sa montée en gamme, avec le lancement en 1986 de Monoprix Gourmet, suivi au début des années 90 des premiers produits bio. La politique de prix bas est abandonnée au profit du rapport qualité/plaisir/prix.

Défricheur de tendances

« Aujourd’hui, Monoprix est en moyenne 13 % plus cher que la moyenne des grands distributeurs. Mais sa stratégie est de maintenir son indice prix en compensant par de la valeur ajoutée et des services », explique M. Marin. « Nous ne nous situons pas sur la bataille du prix. Ce que nous voulons, c’est créer de la surprise au quotidien », précise M. Maquaire. En conséquence, l’enseigne porte une attention particulière à la décoration, au merchandising, pour faire de ses magasins de véritables lieux de vie. « Il cultivent leur image trendy auprès des citadins CSP + – leur clientèle type – en jouant le rôle de défricheur de tendances, y compris en matière alimentaire, comme par exemple lorsqu’ils ont lancé les smoothies « Innocent » repris partout ensuite », fait remarquer Yves Marin. De la même manière, l’enseigne joue la carte de l’hyper-proximité avec les consommateurs, se comportant ainsi davantage en commerçant qu’en distributeur. D’où son fameux slogan: « On fait quoi pour vous aujourd’hui? ».

Dans cette logique, l’enseigne prévoit de faire passer ses vendeurs de l’autre côté des comptoirs pour tous ses stands de produits frais pour davantage de contact avec la clientèle. Monoprix s’est également clairement positionné sur le multi-format, avec les lancements de Monop’ (2005) et de Daily Monop (2007), enseignes de plus petits dimensions aux horaires d’ouverture élargis. Parmi les projets : le développement des Monop’ Station dans les gares, et le lancement de Monop’ Street, camionnettes ambulantes pour vendre de la petite restauration dans la rue.

Sur le point d’être détenu entièrement par Casino, après l’accord de rachat d’actions avec Galeries Lafayette, Monoprix compte 450 magasins dans 200 villes de France et emploie environ 20 000 personnes. En 2011, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 4,1 Msd€.

Par Delphine Paysant

Les enjeux métropolitains du commerce de l’agglomération de Paris

Le commerce est un facteur de dynamisme et d’attractivité pour les territoires et un atout majeur pour la vitalité et l’animation des centres-villes.

L’activité commerciale insuffisamment intégrée dans les projets d’aménagement territoriaux

La réglementation en place depuis 40 ans n’a pas permis de réguler le développement du commerce. En relevant de 300 à 1 000 m² le seuil d’autorisation des surfaces commerciales, la réglementation actuelle en matière d’implantation commerciale a favorisé un développement non contrôlé de ces surfaces. Ces dispositions prévues comme transitoires perdurent dans la mesure où la proposition de loi en instance qui vise à réintégrer l’urbanisme commercial dans le droit commun de l’urbanisme n’a toujours pas été adoptée.

De nouvelles pratiques de consommer avec le développement de l’e-commerce

Par ailleurs, la crise économique récente, le développement des technologies de l’information et de la communication et la prise en compte des problématiques environnementales font évoluer les pratiques d’achat, les modes de consommation et par là même l’organisation du commerce. Si le budget des ménages est de plus en plus contraint, l’attrait des marques et les achats à forte valeur symbolique influent sur les consommateurs pourtant de plus en plus avertis et « appareillés » grâce aux technologies numériques. La tendance est dans une recherche accrue de gain de temps et d’agrément d’où un engouement pour les formats de proximité, les drive et les boutiques éphémères. Les distributeurs se positionnent de plus en plus entre deux extrêmes : le prix et la différenciation.

Les atouts du tourisme et commerce dans l’attractivité et la compétitivité de la métropole francilienne

Parallèlement, les projets d’aménagement, de développement et de rénovation urbaine engagés par les collectivités tentent de concilier plusieurs approches : la sauvegarde des commerces de proximité avec une ré-appropriation des centres-villes, la rénovation de centres commerciaux vieillissants, la création de nouvelles polarités commerciales liées à l’implantation de centres commerciaux et de loisirs et la recomposition de zones commerciales en périphérie de l’agglomération. Dans un climat de forte concurrence entre les grandes métropoles et plus particulièrement entre Londres et Paris, l’intérêt porté à la complémentarité entre tourisme et commerce augmente pour capter une clientèle toujours plus exigeante de services, de qualité et de nouveauté.

L’Apur, l’IAU îdF et la Ville de Paris réalisent un premier diagnostic du paysage commercial et ses enjeux à l’échelle de l’agglomération de Paris

Dans ce contexte de mutation du commerce, de renouvellement des attentes du consommateur et d’incertitude juridique sur la réglementation en matière d’urbanisme commercial, la question de l’organisation du commerce s’impose pour percevoir et orienter l’évolution des territoires. Les données disponibles à ce jour sur le commerce à l’échelle de l’agglomération parisienne restent éparses, incomplètes et non consolidées. Fruit d’un travail engagé en 2010 entre l’Apur, l’IAU îdF et la Ville de Paris, le document cartographique propose un premier éclairage sur le commerce dans l’agglomération de Paris et à Paris, avec une approche comparative entre Londres et Paris et jette les bases d’une réflexion plus large qui pourrait être partagée entre Paris et les communes de l’agglomération pour le développement et l’aménagement durable du territoire métropolitain.

 

Source : Etude IAU îdF – Août 2012 – Directgestion


 

Plus de petits commerces dans le 3ème arrondissement

La lutte contre la mono-activité commerciale change progressivement l’aspect du quartier.

Réduire le nombre de grossistes au profit des petits commerces de proximité. Tel est l’objectif que s’est fixé la mairie de Paris dans le cadre de l’opération Vital’Quartier, mission confiée en 2007 à la Société d’économie mixte d’aménagement de l’Est parisien (Semaest). Onze secteurs touchés par la mono-activité et/ou la vacance commerciale sont concernés par cette action.

Dans le 3ème, les efforts se concentrent sur le secteur Beaubourg-Temple, à l’ouest de l’arrondissement. Avec des résultats significatifs : en moyenne les grossistes, principalement dans le textile, ont reculé de -3,7% par an an sur la période 2007-2010, tandis que les commerces alimentaires, eux, ont progressé de 7,3 % annuellement. Une soixantaine de locaux ont été réattribués à des commerces de bouche et de proximité.

source: LaVieImmo.com