Renouvellement du bail commercial : dans quels cas refuser

La condition pour que le locataire renouvèle son bail commercial est qu’il l’ait exploité effectivement pendant au moins les trois années précédant la fin du bail.
Plus précisément d’ailleurs l’exploitation doit se faire en conformité avec la destination contractuellement prévue bien que la jurisprudence soit moins stricte sur ce point.
À noter, l’exploitant peut être un tiers avec lequel le locataire a fondé une société en participation (sauf mention d’une interdiction expresse dans le bail).

A contrario, la cessation de l’exploitation du fonds par le locataire permet au propriétaire bailleur de refuser le renouvellement du bail au locataire lui faisant perdre son bénéfice au statut des baux commerciaux.

Si le propriétaire suspecte une cessation d’exploitation, il doit envoyer une mise en demeure au locataire de se justifier dans un délai d’un mois.
Si le locataire n’y a pas remédié, le propriétaire peut lui alors refuser son droit au renouvellement.

Dans le cas où le locataire n’a pas exploité le fonds durant les trois années précédant la fin du bail, la mise en demeure n’est pas obligatoire. Le locataire ne peut, en effet, pas contester le refus du renouvellement de la part du bailleur en invoquant le défaut de mise en demeure.

Bon à savoir : la jurisprudence a déterminé des cas légitimes d’inexploitation, :

  • Une inexploitation résultant d’un refus du propriétaire de faire des travaux indispensables à l’exploitation du fonds.
  • Une inexploitation résultant d’une obligation du locataire de transférer les fonds dans d’autres locaux en raison d’un projet d’expropriation.

Dans ces cas, le propriétaire bailleur ne peut pas refuser le renouvellement du bail.

Source Agorabiz

Le commerce parisien va bien

Le commerce à Paris se porte bien, les loyers sont stables et les nouveaux concepts se multiplient. Explications.

Si le marché des boutiques à Paris est florissant c’est bien sûr grâce au tourisme mais également grâce aux parisiens qui sont de bons consommateurs.

Alors que les commerces de bouche et la restauration ont le vent en poupe (et sont parfois regroupés dans les lieux dédiés « food halls », « Food Society » « Ateliers Gaité »), la beauté et les cosmétiques ou encore les enseignes de sport investissent également l’espace.

La bonne performance des commerces parisiens est due notamment à la capacité des enseignes à se rénover et à se renouveler pour coller au plus près et au plus vite aux attentes des consommateurs. C’est ainsi que l’on assiste à la multiplication des concepts urbains d’enseignes solidement établies en périphérie, « boutiques de marques, boutiques de pure-players du web.
Autre tendance, les commerces en pied d’immeubles se développent notamment sur la rive droite ; un phénomène qui devrait encore s’amplifier dans les prochains mois. A noter, enfin, que le luxe est toujours bien présent aux alentours des champs Elysées.

Source Agorabiz

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Le commerce de détail progresse

La croissance des ventes du commerce de détail reste forte en 2018

Une étude réalisée par BNP Paribas Real Estate révèle qu’en 2018, le marché européen du retail affichera une hausse de 1,7 % en 2018 et projette une augmentation de 2,1 % en 2019.

Par ailleurs, le marché doit faire face à des changements structurels, les points de vente physiques souffrant de la concurrence du digital. Les ventes en ligne continuent d’augmenter en Europe, de 13,6 % en 2017 mais à une vitesse moindre par rapport à 2016 où la progression était de 15,6 %.

 Boutique

Près de 58 Mds € investis en Europe

En année glissante, du premier semestre 2017 au premier semestre 2018, l’investissement en commerce est resté stable en Europe, à 58 Mds €. Il représente le deuxième secteur de l’immobilier d’entreprise après l’immobilier de bureaux. Et s’il affiche moins d’1% de perte d’investissement dans sa globalité, les volumes se sont maintenus à un niveau supérieur à la moyenne des dix dernières années. Le Royaume-Uni affiche un recul de 17 % et l’Allemagne de 10 % alors que la France progresse de 17 %.

 

Les loyers « prime » élevés dans les rues commerçantes de luxe

Selon l’étude, les loyers « prime » restent élevés sur le segment des rues commerçantes dites de luxe. À Londres, Old Bond Street est en tête du podium avec un loyer moyen de 2 278 €/m²/mois suivi par Les Champs-Élysées à Paris à 1 833 €/m²/mois. En termes de valeur, Milan et Zurich arrivent loin derrière à 600 €/m². Les villes allemandes Francfort, Berlin et Munich oscillent entre 300 et 370 €/m². Parmi les villes les moins chères, Lisbonne à 130 €/m², Varsovie à 100 €/m², Vilnius à 55 €/m².

 

 

Source : AgoraBiz

Commerce et digital : 5 tendances à venir

On ne le répètera jamais assez, le commerce physique et le commerce digital ne s’opposent pas, ils se complètent et proposent au consommateur une offre toujours plus personnalisée. L’alliance du contact physique et du digital a désormais un nom : le phygital.

C’est ce qu’évoque Paris Retail Week et Havas qui ont étudié les 5 tendances qui vont changer le commerce dans les prochaines années.

Voici ce qu’il en ressort :

1  – Technologies et outils permettant d’améliorer la prise de décision

  • De plus en plus de personnalisation, grâce à une exploitation des données
  • Faire ses courses deviendra toujours plus aisé notamment au moment du passage en caisse
  • Croissance de la part de marché du commerce électronique, notamment pour les produits proposés en supermarchés.

2 – Innovations en matière de mise en avant des produits dans les points de vente comme par exemple des rayons intelligents

3 – Créer une expérience client différenciante en créant des liens affectifs avec les consommateurs (valeurs, expériences dans les boutiques et en dehors

4 – Le Big Data, qui va rendre de plus en plus accessibles les données sur les consommateurs

5 – Lier les analyses et la rentabilité du point de vente (expérience de tarification dynamique en magasin, optimisation du parcours client…)

 

 

 

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