Les enjeux métropolitains du commerce de l’agglomération de Paris

Le commerce est un facteur de dynamisme et d’attractivité pour les territoires et un atout majeur pour la vitalité et l’animation des centres-villes.

L’activité commerciale insuffisamment intégrée dans les projets d’aménagement territoriaux

La réglementation en place depuis 40 ans n’a pas permis de réguler le développement du commerce. En relevant de 300 à 1 000 m² le seuil d’autorisation des surfaces commerciales, la réglementation actuelle en matière d’implantation commerciale a favorisé un développement non contrôlé de ces surfaces. Ces dispositions prévues comme transitoires perdurent dans la mesure où la proposition de loi en instance qui vise à réintégrer l’urbanisme commercial dans le droit commun de l’urbanisme n’a toujours pas été adoptée.

De nouvelles pratiques de consommer avec le développement de l’e-commerce

Par ailleurs, la crise économique récente, le développement des technologies de l’information et de la communication et la prise en compte des problématiques environnementales font évoluer les pratiques d’achat, les modes de consommation et par là même l’organisation du commerce. Si le budget des ménages est de plus en plus contraint, l’attrait des marques et les achats à forte valeur symbolique influent sur les consommateurs pourtant de plus en plus avertis et « appareillés » grâce aux technologies numériques. La tendance est dans une recherche accrue de gain de temps et d’agrément d’où un engouement pour les formats de proximité, les drive et les boutiques éphémères. Les distributeurs se positionnent de plus en plus entre deux extrêmes : le prix et la différenciation.

Les atouts du tourisme et commerce dans l’attractivité et la compétitivité de la métropole francilienne

Parallèlement, les projets d’aménagement, de développement et de rénovation urbaine engagés par les collectivités tentent de concilier plusieurs approches : la sauvegarde des commerces de proximité avec une ré-appropriation des centres-villes, la rénovation de centres commerciaux vieillissants, la création de nouvelles polarités commerciales liées à l’implantation de centres commerciaux et de loisirs et la recomposition de zones commerciales en périphérie de l’agglomération. Dans un climat de forte concurrence entre les grandes métropoles et plus particulièrement entre Londres et Paris, l’intérêt porté à la complémentarité entre tourisme et commerce augmente pour capter une clientèle toujours plus exigeante de services, de qualité et de nouveauté.

L’Apur, l’IAU îdF et la Ville de Paris réalisent un premier diagnostic du paysage commercial et ses enjeux à l’échelle de l’agglomération de Paris

Dans ce contexte de mutation du commerce, de renouvellement des attentes du consommateur et d’incertitude juridique sur la réglementation en matière d’urbanisme commercial, la question de l’organisation du commerce s’impose pour percevoir et orienter l’évolution des territoires. Les données disponibles à ce jour sur le commerce à l’échelle de l’agglomération parisienne restent éparses, incomplètes et non consolidées. Fruit d’un travail engagé en 2010 entre l’Apur, l’IAU îdF et la Ville de Paris, le document cartographique propose un premier éclairage sur le commerce dans l’agglomération de Paris et à Paris, avec une approche comparative entre Londres et Paris et jette les bases d’une réflexion plus large qui pourrait être partagée entre Paris et les communes de l’agglomération pour le développement et l’aménagement durable du territoire métropolitain.

 

Source : Etude IAU îdF – Août 2012 – Directgestion


 

Plus de petits commerces dans le 3ème arrondissement

La lutte contre la mono-activité commerciale change progressivement l’aspect du quartier.

Réduire le nombre de grossistes au profit des petits commerces de proximité. Tel est l’objectif que s’est fixé la mairie de Paris dans le cadre de l’opération Vital’Quartier, mission confiée en 2007 à la Société d’économie mixte d’aménagement de l’Est parisien (Semaest). Onze secteurs touchés par la mono-activité et/ou la vacance commerciale sont concernés par cette action.

Dans le 3ème, les efforts se concentrent sur le secteur Beaubourg-Temple, à l’ouest de l’arrondissement. Avec des résultats significatifs : en moyenne les grossistes, principalement dans le textile, ont reculé de -3,7% par an an sur la période 2007-2010, tandis que les commerces alimentaires, eux, ont progressé de 7,3 % annuellement. Une soixantaine de locaux ont été réattribués à des commerces de bouche et de proximité.

source: LaVieImmo.com