Les beacons, ces petits capteurs qui vont révolutionner le commerce

En entrant dans un grand magasin, votre téléphone portable sonne. C’est un message de bienvenue. Vous passez ensuite dans un rayon, vous vous attardez devant un produit. Nouveau message: un bon de réduction. Il n’en fallait pas plus pour vous convaincre !

Alors que l’usage des smartphones ne cesse d’augmenter, certains commerçants pensent avoir trouvé le moyen d’en profiter: utiliser les capacités Bluetooth de ces appareils pour identifier puis localiser les personnes présentes dans leurs boutiques. Pour cela, il suffit simplement d’installer des beacons, de petits capteurs sans fil à basse consommation d’énergie et facilement dissimulables. Leur coût est faible, à partir de 5 dollars seulement chez Qualcomm.

AUSSI FRÉQUENT QUE LE GPS

Depuis fin 2013, Apple est le premier à les utiliser à grande échelle. Le groupe à la pomme a équipé l’ensemble de ses quelques 250 Apple Store américains. Ce système sera par la suite étendu à ses points de ventes internationaux. Depuis d’autres distributeurs ont suivi, comme la chaîne de grands magasins Macy’s ou le spécialiste de habillement American Eagle Outfitters.

Cette technologie gagne aussi les enceintes sportives. En février, elle a été testée, à petite échelle, lors du Superbowl, la grande finale du championnat de football américain organisée à New York. Depuis la fin du mois de mars, la majorité des stades de la MLB, la ligue professionnelle de baseball, sont équipés.

Le potentiel du marché est immense. “Nous prévoyons une forte croissance pour ce type d’infrastructures”, indique Patrick Conolly du cabinet ABI Research. Il estime que plus de 800 millions de smartphones utiliseront la géolocalisation d’intérieur d’ici à 2018. “Cela deviendra aussi fréquent que le GPS aujourd’hui”, prédit-il.

DONNÉES SUR LES CLIENTS

“Nous créons le futur du shopping”, explique Cyriac Roeding, PDG et co-fondateur de Shopkick, une start-up de la Silicon Valley qui fournit la technologie à Macy’s et American Eagle Outfitters. Ses capteurs sont déployés dans plus de 1.000 magasins aux Etats-Unis. “C’est gagnant-gagnant pour l’acheteur et pour le distributeur”, assure l’entrepreneur.

Pour les commerçants, les beacons ouvrent de nombreuses possibilités. En plus des bons de réduction, ils peuvent être utilisés pour récompenser les clients les plus fidèles, en leur offrant des cartes cadeaux. Ils permettent également de capter des données sur les comportements et parcours des acheteurs.

La société new-yorkaise Nomi propose ainsi aux boutiques de mesurer le nombre de personnes présentes, de connaître les rayons les plus fréquentées ou encore d’obtenir plus d’informations sur la démographie de leur clientèle.

TROP ENVAHISSANTS

Les commerçants ne doivent cependant pas être trop envahissants. Il leur faut trouver un juste milieu, ne pas noyer leurs clients sous un déluge de messages et d’offres promotionnelles, alors même que de nombreuses applications envoient déjà des notifications à leurs utilisateurs.

Et ils doivent aussi convaincre les acheteurs de télécharger leurs applications, puis d’accepter l’utilisation de leurs données. Par ailleurs, la technologie ne peut fonctionner que si les capacités Bluetooth du smartphone sont activées. Or, de nombreux utilisateurs préfèrent les désactiver afin d’allonger la durée de vie de la batterie.

Pour remédier à ces problèmes, Shopkick propose aux commerçants d’offrir des cadeaux. Par exemple, un café ou le téléchargement d’une chanson. La société assure avoir distribué pour plus de 25 millions de dollars de cadeaux. Les commerçants y trouveraient aussi leur compte: plus de 500 millions de dollars de chiffre d’affaires additionnels en 2013.

source: www.lemonde .fr

Dubaï veut bâtir le plus grand centre commercial du monde

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La ville au plus grand hôtel du monde a un nouveau projet : le Mall of the World. Il a pour but de favoriser le tourisme. Retrouvez la vidéo ici.

Dubaï vise toujours plus grand. Après le plus haut gratte-ciel du monde, la capitale des Emirats arabes unis projette d’ouvrir un véritable temple de la consommation.

Sur une superficie de 743 000 m², le Mall of the World est le nouveau projet titanesque du souverain Mohammed ben Rached Al Maktoum. Ce centre commercial sera relié à un réseau de rues commerçantes, où la température ambiante pourra être contrôlée. Le projet comprend la construction d’un grand parc d’attraction, de 100 hôtels, de tramways, de cinémas, ainsi que de théâtres.

« Nous visons plus haut que le tourisme saisonnier. Le tourisme est le principal moteur de notre économie et nous entendons faire des Emirats arabes unis une destination attractive tout au long de l’année », a expliqué le souverain dans un communiqué de Dubaï Holding. En effet, la ville de l’or espère réunir plus de 180 millions de visiteurs chaque année. La date de début des travaux n’a pas été précisée.

source: lavieimmo.com

BAIL COMMERCIAL : LOI PINEL

Le projet de Loi PINEL présenté en conseil des Ministres au mois d’août 2013, a fait l’objet d’une adoption en première lecture à l’assemblée le 18 février 2013.

Nous aborderons brièvement les points de la réforme qui affectent le statut des baux commerciaux.

1./ Comme nous l’avions déjà signalé dans notre précédent article, un des points essentiel de la réforme est la limitation de la hausse du loyer, lors d’un déplafonnement en fin de bail, à 10 % par an.

Cette règle est maintenue mais ne devrait finalement concerner que les déplafonnements consécutifs à  :

–       des caractéristiques des lieux

–       des facteurs locaux de commercialité

–       des obligations respectives des parties

–       de la destination des lieux.

Ne seraient donc pas concernés par la limitation de l’augmentation :

–       Les baux conclus pour une durée de plus de 9 ans

–       Les baux dont la durée effective se serait poursuivie pendant plus de 12 ans

–       Les baux des terrains nus, des locaux monovalents et des locaux à usage exclusif de bureaux

–       Les baux où les parties ont renoncé expressément à l’application de la règle du plafonnement.

2./ Autre point de nature à changer la physionomie des baux commerciaux concerne les nouvelles règles en matière de charges et d’impôt et leur répartition entre bailleurs et preneurs.

Le bail devra comporter un inventaire précis des catégories de charges et d’impôts et leurs modalités de répartition entre le bailleur et le locataire, ainsi qu’un budget prévisionnel des travaux devant intervenir pour les 3 années à venir et une liste exhaustive des travaux réalisés au cours des 3 précédents exercices.

Un tel document sera à établir tous les 3 ans !

Un décret en Conseil d’Etat fixera les modalités d’application de ce projet et précisera les charges qui sont imputables à l’une ou à l’autre des parties. Précisions que ces nouvelles dispositions seront d’ordre public, c’est-à-dire que les parties ne pourront y déroger.

L’application de cette mesure pourrait mettre un terme aux baux dits « net de charges ».

3./ Un état des lieux devra être établi lors de la prise de possession des locaux par un locataire (ce qui pourrait concerner les cessionnaires de fonds de commerce et des droits au bail).

A défaut d’établissement de cet état des lieux, le bailleur ne pourrait invoquer la présomption de bon état de réparation locative visée l’article 1731 du Code Civil.

4./ Le droit de préemption au profit du locataire en cas de vente du local est maintenu dans la réforme.

Si ce droit est écarté lors de la vente de l’intégralité d’un immeuble à usage  commercial, un doute subsiste lorsqu’un immeuble à usage principalement d’habitation comportant au rez-de-chaussée des commerces est vendu dans sa globalité.

Le droit de préférence du locataire commerçant s’appliquera-t-il ?

5./ Les autres principales dispositions sont les suivants :

–       Possibilité en cas de décès du locataire de délivrer un congé à tout moment par les héritiers

–       Possibilité de prévoir la délivrance des congés par lettre recommandée avec accusé de réception et plus seulement par exploit d’huissier (maintien de l’exploit d’huissier pour les demandes de renouvellement et les réponses du bailleur)

–       Durée des baux dérogatoires portée de deux ans à trois ans

–       Création des conventions d’occupations précaires exclues du régime des baux commerciaux étant précisé que la définition d’une telle convention sera, quelque soit la durée, le fait que l’occupation des lieux n’est autorisée qu’à raison de circonstances particulières indépendantes de la volonté des parties

–       Les clauses d’un bail commercial contraires aux dispositions d’ordre public qui ne peuvent être sanctionnées aujourd’hui, que dans un délai de deux ans à compter de la conclusion du bail, seront dorénavant réputées non écrites permettant ainsi au locataire de les contester à tout moment sans que son action soit prescriptible

–        Abandon de l’indice du coût de la construction au profit soit de l’indice des loyers commerciaux (ILC) soit de l’indice des loyers des activités tertiaires (ILAT).

Enfin, il est signalé que le droit préemption des communes est modifié car dorénavant chaque aliénation d’un fonds de commerce à titre onéreux sera subordonné à peine de nullité, à une déclaration préalable faite par le cédant à la commune.

Ce texte a été soumis au vote du Sénat en première lecture les 15, 16 et 17 avril dernier.

Ces dispositions sont donc susceptibles d’être modifiées ou complétées.

source: Maitre Christian FOURN  

http://www.avocats-d2c.fr

Magasins connectés: le Digital tuera-t-il le Retail ?

Magasins connectés: Le #Digital tuera-t-il le #Retail ?

Le digital influence 36 % des dépenses en magasin … 71 % des consommateurs recherchent en magasin la variété de choix offerte sur Internet … 84 % des visiteurs en magasin utiliseraient leurs terminaux mobiles avant et pendant leur visite … 70 % des visiteurs du site boulanger.fr se rendent ensuite en magasin …

Je continue ou vous avez compris où je veux en venir ? L’époque où le magasin était un simple lieu de vente où le consommateur découvrait une marque, ses produits, ses prix, est révolue (et depuis un petit moment pour tout vous dire !) ! Comme les chiffres en attestent, le digital fait désormais parti du point de vente, que la marque le veuille ou non ! Les consommateurs, hyper-connectés, digitalisent les points de ventes grâce à leurs smartphones, et je ne parle pas encore des montres connectés ou des Google Glass.

Alors je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, d’autant plus que je viens de constater que 40 % des commerçants ont peur de l’e-commerce, autant répondre à la question directement, le digital tuera-t-il le retail ? Bien sur que … NON, le digital va compléter, enrichir, développer le Retail ! Mais alors comment ? Magasins connectés, Wi-Fi, NFC, Tablettes, Vendeurs connectés, Web-To-Store, je vous explique tout ça dans cet article, amis commerçants, n’ayez plus peur du e-commerce, c’est votre meilleur allié !

L’émergence de magasins connectés

Les marques sont bien évidemment conscientes du nouveau comportement des consommateurs (même si on peut parfois se poser la question !), et nous voyons donc depuis quelques mois fleurir des flagship connectés, des concept stores connectés, et même de simples magasins connectés. Ces magasins, généralement en phase de test avant un élargissement national, ont pour particularité d’intégrer le digital au sein d’un point de vente physique, le digital s’intègre donc en aval.

Quelques exemples d’initiatives de magasins connectés:

  • Karl LAGERFELD qui a ouvert ses premiers magasins l’année dernière sur Paris. On note notamment la présence de tablettes dans les cabines d’essayage, pour le reste, nous sommes plus dans le gadget qu’autre chose …
  • L’enseigne C&A (au Brésil notamment) a testé le cintre connecté à Facebook qui permet d’afficher la popularité d’un article par rapport à un autre. Une initiative créative, intéressante, mais qui n’est pas encore assez poussée, par exemple: comment cela va se passer lorsqu’une personne qui essaie va inverser le vêtement entre deux cintres ?
  • Enfin, dans le même style, l’Agence Verywell a mis en place pour la Boutique L’Atelier, une opération permettant à la communauté de réduire les prix en boutique. Principe simple: Plus il y a de fans, plus les prix baissent. Une jolie opération pour inter-agir avec la boutique, mais cela ne la connecte pas pour autant

Darty: L’exemple Français dans la démarche d’un magasin connecté

L’enseigne Darty a, il y a peu, entamé une démarche très intéressante. En effet, en décidant de restructurer totalement sa plate-forme de marque (ainsi que son pool d’agences de communication), la marque a également eu une réelle réflexion sur le lieu de vente et sa digitalisation. Une réflexion et une démarche encore rare en France, qui montre bien le nouveau dynamisme de la marque. Au final, le Darty de Beaugrenelle est un magasin test de ce nouveau type de point de vente et utilise différentes méthodes pour être connecté:

  • Wi-fi gratuit ouvert à tous les visiteurs du point de vente ;
  • Système de Click & Collect qui permet d’acheter sur Darty.com et de venir récupérer en magasin ;
  • Des bornes connectées pour permettre aux clients de découvrir la totalité des produits et d’enrichir son expérience ;
  • Des vendeurs équipés de tablettes Samsung Galaxy S4, ces tablettes (grâce à la technologie NFC) permettent aux vendeurs de récupérer directement les informations recherchées par le client sur les bornes tactiles, tout cela pour mieux le conseiller ;
  • Les tablettes, toujours grâce à la technologie NFC, permettent au vendeur d’afficher le contenu de l’écran sur un grand écran. Cela lui permet d’inter-agir avec le client sur les spécificités techniques d’un lave-ligne, et ajoute une touche ludique et moderne à la relation client ;
  • Enfin, Darty a entamé un gros travail d’alignement des prix entre le site e-commerce et les points de ventes.

Au final, Darty est, de loin, la marque Française qui semble avoir été la plus dynamique sur la mise en place d’outils pour magasins connectés, et surtout sur la démarche et la volonté de digitaliser un point de vente. Mais alors pourquoi sont-ils si peu à faire ce pas, pourquoi la plupart se limitent à un petit gadget technologique in-store pour se la jouer « moderne » ?  « Ce qui est difficile dans cette transition que l’on vit tous, c’est que même si on a le sentiment de bien faire son travail, de savoir parfaitement acheter, vendre, servir, cela ne suffit plus. Le numérique nous invite à nous remettre profondément en question » déclare Catherine BARBA, auteur de l’étude « Le magasin n’est pas mort ! ». Une remise en question, certes difficile à effectuer mais qui devrait aboutir aux « magasins connectés du futur » …

Le futur du magasin connecté: Le magasin « phygital »

Et LE véritable avenir, LA solution pour les retailers, c’est le « Phygital », mélange habile contraction des termes « physique » et « digital », pour que retail et digital ne fasse plus qu’un. Vous allez me dire, quelle différence avec un magasin connecté ? Comme son nom l’indique, le magasin connecté est un lieu de vente enrichi d’outils numériques connectés à Internet et proposant d’enrichir l’expérience utilisateur. Le magasin phygital, lui, remet le digital au centre de la réflexion sur le lieu de vente, il ne s’agit plus d’un lieu de vente connecté, mais d’un lieu de vente pensé digital. Cela implique donc que le digital soit mis au coeur de la stratégie de distribution de la marque.

IBM imagine pour nous un magasin où le consommateur inter-agira directement avec le contenu du magasin. De plus, le magasin lui proposera un contenu pertinent en fonction de l’article regardé par le consommateur (des avis sur les réseaux sociaux par exemple). On note également qu’IBM met bien avant le rôle du vendeur, toujours primordial sur un point de vente, qui deviendra un réel expert des produits du magasin. Et surtout une flexibilité logistique formidable pour les marques qui disposeront, dans le futur, des modèles que vous voudrez, vous ne vivrez donc plus la désillusion de la paire de chaussures plus disponible en 42 … Pour le bonheur de tous, et avant tout des retailers !

6 conseils & astuces pour vous transformer en magasin connecté

  1. Dans un premier temps, un peu en amont du lieu de vente, il faut faire venir vos consommateurs in-store. Pour cela, une technologie qui se développe de plus en plus est le SMS Géolocalisé. J’ai trouvé sur Google en quelques minutes le prestataire Mailing Vox qui permet d’envoyer un SMS aux personnes se trouvant aux alentours de votre point de vente. Une méthode par laquelle vous pouvez directement mobiliser vos consommateurs et … leur smartphone. En leur proposant par exemple dans le message d’accèder au site de la marque, aux dernières réactions sur les réseaux sociaux, ou bien plus simplement en leur donnant le code wifi (si il y en a un) …
    magasin connecté: SMS Géolocalisé
  2. … Et on en vient au point le plus primordial selon moi … Au minimum, et c’est le grand minimum, mais tellement personne ne l’applique que ça peut devenir un réel avantage concurrentiel, proposez une connexion wifi simple et ouverte aux consommateurs qui sont dans votre point de vente ! Ils tenteront quoi qu’il arrive de se connecter via la 4G, 3G, GPRS voire même EDGE, donc autant leur simplifier la tâche … Et quand je dis simple, essayez d’éviter de demander constamment aux consommateurs leurs coordonnées pour pouvoir se connecter. Imaginez quelqu’un qui fait une après-midi shopping, au bout de 5 magasins il en aura déjà marre de donner toujours les coordonnées pour une simple connexion internet. La connexion Internet n’est plus un luxe, démocratisez-là !
    Magasin connecté: McDONALD'S propose le Wifi gratuit
  3. Si votre business le permet, créez un site e-commerce. Et si vous en avez déjà un, s’il vous plaît, alignez les prix entre le e-commerce et le point de vente physique, il ne doit pas y avoir de différence, même avec les frais de ports ! Et surtout, proposez le Click & Collect. De quoi s’agit-il, il s’agit de permettre au consommateur d’acheter son article en ligne, et de venir le récupérer directement dans le magasin … Cela vous permettra notamment de tisser un lien entre le point de vente et votre consommateur …
    Magasin connecté: L'importance du Click & Collect
  4. Peu importe le type de commerce, proposez un contenu digital en complément du parcours utilisateur. Pour être plus concret, si vous êtes un magasin de vêtements par exemple, vous pouvez placer des tablettes à côté d’une collection, la tablette diffusera des images de défilé de cette collection, ou, encore plus efficace, des images prises sur les réseaux sociaux de personnes lambdas portant cette collection ! Si ce n’est pas dans vos moyens, vous pouvez tout simplement placer un Flashcode, ou une adresse internet, pour rediriger votre consommateur vers le contenu ! Et cela peut marcher pour: un fleuriste, un boucher, un boulanger, un vendeur de livres, de disques, de jeux vidéos, bref, pour tout le monde !
    Magasin connecté: Créer un contenu digital
  5. Astuce spécifique aux vendeurs de vêtements ! On connaît la capacité de la gente féminine à passer des heures en cabine d’essayage, ne les perdez pas durant ce temps-là ! Placez une tablette sur l’un des murs de votre cabine d’essayage pour permettre aux consommateurs de prendre en photo les vêtements essayés, de les partager sur les réseaux sociaux, de consulter des avis d’autres consommateurs, tout cela les incitera sans aucun doute à l’achat, ou sinon à essayer de nouvelles tenues !
    Magasin connecté: Karl LEGERFELD et la tablette
  6. On élargit un peu, mais après le Web-To-Store, suite à l’achat in-store du client, proposez le Store-To-Web pour conserver un lien avec vos consommateurs. Pour cela, incitez les utilisateurs à converser avec vous sur les réseaux sociaux ! Et c’est possible même pour une PME, par exemple, le concept de location d’appartements sur Montpellier Off Appartement (que je recommande vivement par ailleurs: Peu coûteux, design, et propre !) propose à ses visiteurs une réduction de 10 % si ils parlent de Off Appartement sur les Réseaux Sociaux. Comme nous disions plus tôt, le Phygital rassemble le « Physique » et le « Digital », ce type d’initiative très simple permet de lier physique et digital à la perfection !

Pour conclure, cet article met donc en lumière le fait qu’il est primordial pour une marque de penser à sa connexion, et donc à la connexion des lieux physiques où le consommateur rencontre la marque. Cela peut-être un lieu de vente, ou même un siège social, la stratégie de connexion de votre marque doit forcément inclure la dimension « phygitale » pour devenir pérenne dans le temps …

source: http://www.webmarketing-com.com 

auteur:  Nicolas BERMOND http://www.agence-brooklyn.fr

Les centres commerciaux nouvelle génération sont-ils des créateurs de liens ?

On les croyait en perte de vitesse devant le succès du commerce en ligne. Reconnus désormais comme lieu privilégié de contact avec la marque, les produits, mais aussi comme lieu de convivialité, les centres commerciaux « nouvelle génération » retrouvent un avenir grâce à de nouveaux concepts. Démonstration.

Devant la montée du e-commerce, on avait prédit leur déclin. Le concept de centre commercial paraissait presque « has been ». On disait que les consommateurs avaient perdu le plaisir d’acheter. Qu’ils ne jureraient plus que par Internet. Panique à bord… Mais s’il y a eu un moment de flottement, les promoteurs de centres commerciaux ont vite compris qu’il fallait s’adapter et écouter les consommateurs. Et ceux-ci disaient haut et fort que rien ne remplace de pouvoir toucher, sentir, voir un produit. À condition qu’il soit présenté dans un écrin et que ce dernier offre une ambiance, des loisirs, de l’animation, mais surtout de la convivialité. « Il faut créer un environnement qui rend le shopping attractif. Trouver la bonne conjonction de loisirs et de commerces capable de créer une expérience qui satisfera le shopper et le fera revenir », explique Gilles Boissonnet, président du directoire d’Altarea Commerce.

La digitale attraction

Et pour attirer le chaland et le faire consommer, chacun rivalise d’ingéniosité. Allez dans un nouveau centre commercial aujourd’hui, vous ne pourrez pas échapper aux nouvelles technologies digitales. Au choix, et sans exhaustivité : sites Internet et mobiles, réseaux sociaux (Facebook, Twitter, YouTube, Instagram, Pinterest…), bornes numériques, réseau Wi-Fi, carte de fidélité digitale… Les foncières ont vite appris à se servir d’Internet pour créer, maintenir, développer le contact avec leurs visiteurs, le contact entre les marques et les visiteurs et le contact entre les visiteurs eux-mêmes. « Un centre commercial doit investir tous les canaux s’il veut créer une vraie relation client », affirme Sean Curtis, Head of Business Marketing and Brand Partnerships chezLand Securities, qui ajoute : « dans le centre commercial Trinity Leeds en Grande-Bretagne, une nouvelle promotion est en ligne en quelques minutes sur tous les écrans à l’intérieur du centre, sur le site Internet, les applications, le site destiné aux mobiles, les e-mail… Pour les enseignes, c’est un vrai plus ». Et pour le visiteur, ce sont autant d’opportunités à saisir…

Pourquoi cet engouement pour le digital ? « Derrière chaque point de contact digital, il y a une base de données. Pour la première fois en Grande-Bretagne, nous avons pu donner à nos visiteurs les informations qui les intéressent directement, qu’il s’agisse de commerces, de cinéma, de restauration et le contact s’en trouve amélioré », explique Sean Curtis. « Ma conviction est que les nouvelles technologies sont autant de moyens de toucher le client et ajoutent à l’attractivité. Pour nous, foncières, c’est également la capacité à mieux connaître le client final et optimiser le contact », remarque Gilles Boissonnet. Signe des temps : le digital était la thématique phare du dernier Mapic, le salon international de l’immobilier de commerce et de la distribution.

La tendance du Web to Store

« Ce contact physique irremplaçable qu’apportent les centres commerciaux, certains pure players l’ont bien compris et ils franchissent aisément la frontière de plus en plus perméable entre commerce en ligne et ventes physiques », commente Nathalie Bataille, directrice de la communication du groupe KlépierreFleurance Nature, marque française de cosmétiques bio et de compléments alimentaires vendus sur Internet, a ainsi montré sa gamme en ouvrant un pop up store de 40 m2 à l’automne dernier dans le centre commercial Les Passages. Une façon séduisante de concilier e-commerce et commerce physique. En 2013, ObeyYourBody, acteur américain de la cosmétique par correspondance distribué sur Internet via son site et son réseau de revendeurs et qui se lance sur le marché européen, a choisi de faire découvrir ses produits de la mer Morte en France sur des stands éphémères dans les centres commerciaux Klépierre.

Au centre commercial régional Cap 3000 de Saint-Laurent-du-Var, Altarea Cogedim a ajouté de la géolocalisation à la home page brandée Cap 3000 de rueducommerce.com, site racheté il y a trois ans par Altarea Cogedim avec pour ambition de développer un modèle brick-and-mortar. « Ce dispositif a donné de très bons résultats sur les personnes qui habitaient la région et les a incité à venir acheter », constate Gilles Boissonnet. Le site est devenu aujourd’hui le « 1er centre commercial digital » proposant les meilleures offres du web et des grandes enseignes physiques. Selon Gilles Boissonnet, « La synergie entre les deux modes de distribution, physique et sur Internet, est évidente ».

La montée du click & collect

De plus en plus, les sites marchands développent des solutions clic & collect qui génèrent également des achats en magasin tout en facilitant la vie des shoppers. Selon une enquête réalisée parNetBooster & EvoKe en octobre 2013 auprès de 1 008 internautes, plus d’un sur deux a déjà recherché et sélectionné un produit sur Internet, pour aller le retirer ensuite en magasin. « En tirant parti des deux canaux, le consommateur améliore l’expérience client. Quant à l’enseigne, elle améliore son chiffre d’affaires et la satisfaction client », commente Yann Gaby, dg deNetBooster.

Les centres commerciaux suivent la tendance. Les magasins M&S, y compris dans les centres commerciaux, proposent du click & collect. « Nous développons en magasin le multicanal, orienté Service Client. Le contact avec le visiteur s’effectue grâce à l’offre food, et à partir de là, on l’éduque à la mode. C’est la raison pour laquelle nous privilégions, pour nos nouveaux magasins en France, les centres commerciaux haut de gamme qui nous donnent la possibilité d’avoir de l’espace et de gros volumes », précise Michelle Lamberti, directrice marketing et communication de M&S France.

À Beaugrenelle, Darty a ouvert son flagship (2 000 m2) et y a déployé son tout nouveau concept « magasin connecté » (click & collect, vendeurs munis de tablettes interactives pour montrer l’étendue de la gamme, ateliers de cuisine, de réparation sur place). « Le site Internet n’a pas été vécu en interne comme un concurrent, mais comme un partenaire. Nous souhaitons que nos magasins deviennent un lieu communautaire d’échange, et nos produits l’autorisent. C’est vraiment le retour au contact humain et à l’échange. Nous voulons faire venir nos clients pour tester et découvrir plutôt que d’être dans une relation basique de vente et le digital peut magnifier le conseil et l’expertise », explique François Gazuit, directeur général de Darty Ile-de-France. L’internaute peut aller chercher sa commande en magasin une heure après l’avoir passée sur le site. Il lui suffit de la retirer en tapant sur une « consigne » le code qui lui a été envoyé par SMS.

Favoriser le contact avec les enseignes et les marques

Proposer des mètres carrés est une chose, une autre est d’aider les enseignes à mettre en valeur leurs marques et leurs produits pour faciliter leur contact avec les clients. C’est même devenu une priorité. D’où le soin apporté à l’architecture et au design des centres commerciaux (qui font appel à des architectes et à des designers de renommée internationale), aux matériaux choisis (de plus en plus de transparence et de matières nobles), à la luminosité (de plus en plus de lumière naturelle), à la signalétique, aux surfaces et aux volumes, à la présence d’atrium et de verrières et au retour du végétal. Beaugrenelle a l’élégance et l’esthétique d’un grand magasin parisien. À Aéroville, liberté a été donnée aux enseignes de s’exprimer avec des vitrines spectaculaires allant jusqu’à 8m de hauteur. Résultat : les marques utilisent les centres commerciaux pour ouvrir des flagships, déployer de nouveaux concepts, s’introduire sur le marché français. Un petit cocorico qui fait plaisir à notre moral…

Apporter émotion et expérience

« Si un centre commercial n’est pas capable d’offrir du contact, de l’émotion, une véritable expérience shopping au travers de la qualité de son architecture, de son design, de son mix d’enseignes, de son offre de restauration et de loisirs, le consommateur préférera rester derrière son écran d’ordinateur », remarque Maurice Bansay, PDG du groupe Apsys, promoteur et co-investisseur dans la SCI Beaugrenelle (avec Gecina, Foncière Euris, Paris Orléans). Un mix-merchandising différenciant et réactif aux dernières enseignes à la mode est aussi important qu’une offre de restauration et de loisirs inventive. L’enseigne textile irlandaise Primark s’est installée, avec le succès que l’on sait, à Cap 3000Val d’Europe et Qwartz seront les prochains centres commerciaux de la région parisienne à l’accueillir.

Une enquête réalisée par CBRE auprès de 10 000 consommateurs en Europe a montré que la plupart des 16-34 ans envisagent le centre commercial comme un endroit où il fait bon passer du temps et rencontrer des amis. Pour 45% d’entre eux, le cinéma est incontournable parmi les loisirs proposés. C’est à qui proposera le plus grand cinéma (Everyman pour Trinity Leeds), le dernier concept, le plus innovant, offrant le plus de confort et disposant de ce qui se fait de mieux en technologies audio et vidéo (EuropaCorp Cinemas à Aéroville, Pathé à Beaugrenelle,…). À côté des cinémas, l’offre de loisirs dans les centres commerciaux peut inclure des bowlings, des salles de sport, des murs d’escalade, des pistes de ski, des simulateurs de chute libre, des discothèques, des espaces enfants de plus en plus digitaux et interactifs (comme la marelle interactive du centre commercial Jaude à Clermont-Ferrand) avec des concepts parfois très aboutis (Kidzania ou La Cité des Enfants). Et la liste n’est pas exhaustive : le pôle de loisirs et de commerces Vill’Up qui ouvrira ses portes fin 2014 – projet confié au groupe Apsys – accueillera le premier simulateur de chute libre à Paris. À quand le voyage sur Mars ?

L’espace restauration à l’honneur

« La restauration dans un centre commercial contribue à la notion de divertissement, apporte aux visiteurs une expérience et leur donne l’occasion de vivre cette expérience en famille ou entre amis, depuis la glace ou la gaufre jusqu’au dîner à la place », souligne Jean-Michel Silberstein, délégué général du CNCC (Centre national des centres commerciaux). Pas de nouvelles ouvertures, en France comme à l’étranger, pas de restructuration sans une offre élargie et créative en matière de restauration. Lieu de convivialité, de plaisir en famille et entre amis, elle bénéficie désormais de toutes les attentions et se voient attribuer les meilleurs emplacements. « Nous avons pensé que la restauration devait être un élément différenciant et permettre de créer une relation spécifique avec le consommateur », souligne Maurice Bansay. À Beaugrenelle, l’offre restauration dispose d’une surface dédiée du double de celle que l’on peut trouver dans d’autres centres commerciaux. Des marques de restaurants très connues sur Paris et de nouveaux concepts ont fait le choix de s’y installer (Noura, Coste, Bermuda Onion, Cojean, La Pâtisserie des rêves, Parisian Pub…) bénéficiant d’une vue imprenable sur la Seine.

On est loin des 5% de superficie en moyenne dédiés jusqu’ici à la restauration alors que 30% des visiteurs l’utilise. « Le Lab d’Unibail-Rodamco a travaillé sur un nouveau concept, la Dining Experience, qui place la restauration au cœur de l’expérience shopping », expliquait Christophe Cuvillier, président du directoire d’Unibail-Rodamco lors de l’inauguration d’Aéroville. Lancé d’abord dans certains centres Unibail-Rodamco à l’international, il est mis en scène pour la première fois en France, à Aéroville. Sur un lieu unique et dédié (1 800 m2 de terrasses intérieures), au sein du « Terminal Cook », les visiteurs retrouvent 17 des 30 restaurants et instants gourmands du centre. Le chef Gilles Choukroun est aux commandes pour épauler les restaurants dans la mise en valeur de leur concept et de leurs produits et dans l’organisation d’animations culinaires participatives à destination des visiteurs. Autant d’événements pour créer le contact : ateliers pour enfants, cours de cuisine, démonstrations par des chefs, dégustation et découverte de produits culinaire, alors que le Piano Bar fournit un lieu de rencontre incontournable.

Trinity Leeds a rajouté en octobre à ses boutiques, bars et restauration la Trinity Kitchen. Il s’agit de proposer aux visiteurs un food market intérieur qui réunit street food vendors, pop-up boutiques et les toutes dernières marques alimentaires et de boissons. Tous les mois sont sélectionnés cinq concepts de restauration rapide ambulante. Sept nouvelles marques alimentaires et de boissons non encore disponibles hors de Londres sont proposées aux visiteurs. « Nous souhaitons que Trinity Leeds devienne un buzzing social hub pour les visiteurs et les shoppers du contre commercial. L’offre sera renouvelée, offrant ainsi une nouvelle expérience à chaque visite », explique Paul Smith, directeur marketing de Trinity Leeds.

Multiplier les points de contact

Accueil personnalisé, conciergerie, personal shopper, garderie d’enfants, livraison à domicile (mais aussi les toilettes qui font enfin, de la part des concepteurs de centres commerciaux, l’objet d’attention), sont autant de points de contact du centre commercial avec son client. Du men’s corner ultra-connecté (qui permet à ces messieurs de se reposer et d’échanger) aux espaces de repos (ultra confortables), tout est fait pour créer à l’intérieur du centre commercial des lieux de convivialité qui autorisent la détente mais aussi le contact. Chez Klépierre, cela se traduit désormais par le Bubble Club Store dans le centre Jaude ou l’Original Club Store au centreLes Passages à Boulogne-Billancourt, tout récemment rénové. Les écrans digitaux spectaculaires sont une autre façon de créer un contact différent avec les visiteurs. Très réactifs, ils permettent une scénarisation de l’espace, tout en mettant en avant les promotions en cours. Mais ils permettent également l’interactivité avec les visiteurs. Trinity Leeds a investi lourdement dans des écrans digitaux et signé des partenariats avec JC DecauxOcean OutdoorSpace and People ouGrand Visual. Ainsi, les visiteurs du centre peuvent se prendre en photo et la diffuser sur les écrans de Trinity Leeds.

Sans oublier les animations qui apportent de nouvelles expériences et des possibilités de partage. « Le shopping doit être jubilatoire, faire du bien, procurer du plaisir, faire vivre des moments de convivialité, ludiques ou spectaculaires et créer des rencontres inédites avec les marques qui font rêver les clients », affirme Rebecca Chermouil, responsable Marketing Brand Events du groupeKlépierre. À Val d’Europe et à Créteil Soleil, deux opérations aux couleurs de la comédie musicale Mamma Mia ont ainsi permis de gagner 4 000 adhérents supplémentaires aux programmes de fidélité. Des couples mariés ont invité les clients à s’inscrire aux animations et au jeu-concours permettant de remporter des places pour le spectacle. Les visiteurs de Créteil Soleilont participé à un karaoké géant.

À Val d’Europe, une chapelle typique de Las Vegas a accueilli des couples désireux d’échanger ou de renouveler leurs vœux : plus de 60 « mariages » ont été ainsi célébrés (pour certains, des couples qui ne se connaissaient pas avant !). Toujours à Créteil Soleil, pour la Fête des Pères, le centre proposait de devenir un super-héros en sautant d’une plate-forme de 7m de hauteur, une attraction totalement inédite dans un centre commercial. En deux jours, 750 personnes (dont 450 enfants) dont souvent le père et son fils, sont repartis avec leur diplôme. Les shoppers ont pu partager l’expérience avec leurs amis sur les réseaux sociaux alors que des clichés HD pris par un photographe professionnel étaient publiés sur la page Facebook du centre.

Quelle formule gagnante pour demain ?

Les nouveaux centres commerciaux qui devraient voir le jour dans les cinq ans à venir, ainsi que les restructurations de centres existants, vont encore apporter de nouveaux concepts. Le groupeImmochan réfléchit en ce moment à ce que seraient le consommateur et le commerce en 2020. C’est à cette date que verra le jour Europa City, un immense pôle de loisirs et de commerces sur le territoire Val-de-France-Gonesses. « Le groupe Auchan a entamé une réflexion sur les lieux physiques de commerce et veut renouer avec la notion de plaisir », résume Christophe Dalstein, directeur du projet. Sociologues, prospectivistes, planchent avec des hommes de marketing et des experts de la distribution pour cerner les attentes de demain. Gageons que la notion de contact y sera centrale.

source: Anika Michalowska  www.influencia.net

 

 

Le commerce existera t il encore demain?

Internet, le e-commerce et la multiplication des nouveaux canaux vont faire connaître au commerce une nouvelle transformation radicale, au même titre que la révolution des années 60 avec l’arrivée des hypermarchés et le triomphe du libre-service dans tous les secteurs.

Sur la base de son expérience retail – plus de 100 concepts de lieux créés en douze ans – de l’observation et de l’analyse de l’évolution des comportements de consommation par sa filiale Des Faits Des Actes, des compétences e commerce et nouvelles technologies retail de sa filiale Raymond Interactive, Saguez & Partners décrypte les signes de l’évolution du commerce d’aujourd’hui et dresse les nouvelles perspectives à l’horizon de 2015 en s’appuyant sur les résultats Médiamétrie//NetRatings, qui publie chaque année en partenariat avec la Fevad, le baromètre multicanal sur « les habitudes de consommation des internautes ».

« Plus Internet et le e-commerce se développent, plus le client recherchera des vraies rencontres physiques et sensibles avec les marques et leurs produits », affirme Olivier SAGUEZ, fondateur de Saguez & Partners.

 UN CONTEXTE RADICALEMENT NOUVEAU

Quatre bouleversements majeurs remettent en question la forme actuelle du commerce.

1 La révolution du prix

Le prix est la clé n°1 du commerce, la base du trafic. C’est le meilleur prix qui faisait hier le succès de l’hyper. C’est toujours le meilleur prix qui fait aujourd’hui le succès d’Internet, en permettant de comparer vite, sans se déplacer et de manière exhaustive.

C’est le triomphe de l’achat malin et du gain de temps.

Le client traque la bonne affaire, plus question pour lui de se faire avoir ! 68 % des clients des magasins préparent leur achat sur Internet. Parmi eux : 71 % comparent et vérifient le prix des produits et 49 % préparent leur achat sur les comparateurs de prix sur Internet (1).

 2 La révolution du choix

N’importe où, n’importe quand, n’importe quoi.

Hier encore, c’était l’hyper qui apportait le choix. Aujourd’hui, grâce à Internet, l’e-commerce est devenu le premier centre commercial mondial. Sans bouger de chez lui, le client a tout le choix du monde à portée de clic.

Il a même l’avis des consommateurs et les échos de La presse en parle.

 3 Les nouvelles attentes clients

À quoi rêve le client aujourd’hui ? Consommer moins mais mieux. Internet lui permet d’aller encore plus loin dans le prix et le choix.

La trilogie fondatrice du commerce « Prix – Choix – Service » se précise en «Prix juste – Choix orienté – Services personnalisés », auxquels s’ajoutent des attentes de plus en plus précises : le chez quelqu’un, l’hyper-immédiateté, le quotidien renouvelé, la qualité d’origine…

4 La multiplication des supports et des canaux

Le commerce est partout, dans la rue, le métro, les gares et les aéroports, dans sa voiture, chez soi ou au bureau. Le client achète 24 h sur 24, 7 jours sur 7.

 ÉVOLUTION DU E-COMMERCE EN 2011

37,7 milliards d’euros CA, soit + 22 % vs 2010 (Fevad).

Plus d’1 Français sur 2 achète aujourd’hui sur Internet

+ 11 %, soit près de 3 millions de nouveaux cyberacheteurs conquis en un an (Médiamétrie – Observatoire des usages

Internet – T4 2011 ).

Plus d’1 mobinaute sur 3 surfe sur son mobile en magasin (Médiamétrie//NetRatings – 7e Baromètre Fevad des comportements d’achats

multicanaux, juin 2011.).

10 % des internautes ont déjà utilisé des bornes interactives en magasin (Médiamétrie//NetRatings – 7e Baromètre Fevad des comportements d’achats multicanaux, juin 2011).

QUATRE CONVICTIONS POUR INVENTER LE COMMERCE DE DEMAIN

 1 Un commerce multicanal et connecté

Les frontières entre le on et le off s’effondrent, le parcours client emporte tout avec lui : les médias, les réseaux sociaux, Internet, les tablettes, les bornes tactiles en magasin, l’e-commerce…

Il n’y a plus de canaux réservés à l’avant, pendant ou l’après achat. L’ensemble interagit en même temps.

– 66 % des internautes consultent les recommandations, notes, avis avant d’acheter.

– 88 % d’entre eux se disent influencés avant l’achat (1).

2 Un commerce précis

La chasse au flou est ouverte. On passe d’un commerce de masse à des commerces précis pour des personnes précises. Le commerce s’incarne dans un lieu de caractère, de parti pris, de sélection qui s’assume.

Le commerçant connaît et reconnaît son client, il lui propose des produits et des services personnalisés.

Chaque canal de distribution est optimisé en jouant un rôle précis.

Nespresso a vu le jour au bon moment quand la multiplication des choix a obligé à se poser les bonnes questions. La marque a adopté une stratégie de distribution qui sait jouer à la fois avec l’image, la relation et la performance. Nespresso aujourd’hui c’est 10 flagships pour rencontrer la marque, 200 magasins pour adhérer au Club, 1 300 corners pour s’équiper, 1 mega site e-commerce pour commander ses capsules.

3 Un magasin (commerce physique) surprenant

Le commerce ennuyeux sur le modèle distributeur-enseigne n’est plus viable.

A l’heure d’Internet et de la mondialisation, le magasin ne se réduit pas à l’acte d’achat mais devient aussi un lieu de plaisir, de relation, d’échanges clients, d’essais, de découvertes, d’étonnement, voire de loisirs ou de culture.

Nature & Découvertes a eu la vocation de faire du commerce autrement en offrant du lien humain, de la connaissance et de l’inspiration pour inviter les citadins à se reconnecter à la nature. Les guides expriment leurs coups de coeur, prennent parti, sélectionnent, conseillent… et vendent.

Au coeur du magasin, la Maison des Guides est le rendez-vous de tous les curieux de nature.

4 Le commerce de proximité, c’est la nouvelle modernité

Paradoxalement, plus la technologie envahit nos vies, plus la relation humaine va se démarquer. On ne se rend plus dans une enseigne mais chez quelqu’un qui a un savoir-faire, un savoir-être, un savoir-vendre. « D’un commerce de lieu à un commerce de lien » : on y va et on y reste, pour discuter, s’émerveiller ou se plaindre, goûter, poser des questions, draguer sa voisine…

Le commerce reprend son rôle social. “Chez Jean”, nouveau convenience store à la française, ouvert de 7 h à 23 h, 7 jours sur 7, sur une petite surface de 100 à 200 m2 répond à l’essentiel des courses de la journée avec un vrai sens de l’accueil : petit-déjeuner Cocorico avec un journal et café à volonté, petite restauration à déguster sur le pouce ou à emporter, épicerie pour dépanner, accès Wifi pour surfer, un distributeur bancaire pour se renflouer, le loto pour tenter sa chance, des fleurs pour se faire pardonner…

LES PERSPECTIVES À L’HORIZON DE 2015

2015 ou 2020 ? Le client a une longueur d’avance, il est déjà prêt pour le commerce de demain.

Moins de magasins, mais «_mieux_» de magasins Est-il judicieux d’étendre son réseau de magasins alors que le client peut faire ses achats de chez lui, sans se déplacer, plus vite et moins cher ?

Devant la multiplication des canaux de distribution, la marque va faire des arbitrages, peut-être se séparer de magasins moyens, et assumer pleinement ses choix : investir dans un bâtiment de caractère, dans un bon quartier, dans le renouvellement des vitrines, dans la formation et la considération des vendeurs…

Mieux vaut avoir 350 magasins qui se démarquent que 500 magasins médiocres !

Si le client se déplace moins souvent en magasin, mais qu’il y vit une histoire singulière, une relation d’empathie avec des vendeurs disponibles et formés, il y passera plus de temps et restera marqué plus longtemps par cette rencontre “chez quelqu’un”.

Des pure-players ou des marques n’ayant jusqu’à maintenant jamais eu de lieu propre, ont bien compris qu’ils ne pourraient pas passer à côté de cette rencontre avec leurs clients.

Ils ouvrent un flagship dans chaque capitale ou grande ville, pour partager leur histoire, pour marquer : « Être maître du lieu, c’est être maître du jeu ».

Magasin physique et e-commerce s’allient pour le meilleur

Avec l’émergence des stratégies multicanales, Internet et lieu physique doivent chacun et se recentrer sur leurs points forts, une complémentarité qui permettra de mieux acheter.

– La technologie au service du parcours client avant et après l’achat. Surtout avant, pour préparer son achat, bien choisir, gagner du temps et de l’argent, être informé en temps réel. Et aussi après, pour bien utiliser l’article, accéder à plus de contenu, rejoindre une communauté, l’optimiser.

– Le magasin sur le conseil, l’expérience, le plaisir, le service, l’empathie… Pendant l’achat, c’est la rencontre privilégiée et sensible entre la marque et son client, où la technologie ne doit être utilisée qu’avec parcimonie car « Trop d’écrans tuent l’écran ».

DEMAIN, UNE NOUVELLE ÈRE POUR LE COMMERCE

Il y a 40 ans, le magasin était un point de vente. C’était l’ère du distributeur.

Aujourd’hui, le commerce est composé de différents lieux de rencontre entre la marque et le client qui reprend le pouvoir : le client-roi a ses armes pour choisir avec l’avis des spécialistes, sans se déplacer, faire des bonnes affaires.

C’est l’ère du consommateur.

On n’oppose plus le commerce off et on mais on connecte le sensible de l’un et la praticité de l’autre pour gagner en relation, en plaisir, en considération sur le lieu physique, en temps, en argent et en efficacité sur le virtuel.

C’est l’ère du commerce connecté.

Le commerce va entrer dans l’ère de la précision :

• La marque affirmera son caractère, ses valeurs, assumera ses convictions pour mieux les partager.

Le magasin doit être un lieu de parti pris où le client se sent « chez quelqu’un ».

• La marque s’incarnera dans ses produits, ses services et son lieu pour s’adresser à des personnes précises qui se sentiront en empathie avec l’offre et le lieu.

• La stratégie de distribution de la marque, attribuant un rôle précis à des canaux différents, à des formats différents mais tous connectés et solidaires les uns des autres pour former le commerce de demain.

source: Fnaim revue Bleue –

Par Olivier SAGUEZ Président et directeur de création du groupe Saguez & Partners

En danger, les grandes surfaces doivent se réinventer pour survivre

La grande distribution est confrontée à une évolution des modes de consommation et des dépenses alimentaires atones. Le secteur doit relever plusieurs défis pour conserver son rang. Explications.

Les Français ne font et ne feront plus jamais leurs courses comme avant. Ils sont de plus en plus nombreux à commander leurs produits en ligne ou dans les épiceries spécialisées, à se faire livrer ou à récupérer leurs biens dans les «drive». Et ce n’est qu’un début, prévient le cabinet d’études Xerfi. Or le modèle actuel de la grande surface alimentaire n’a pas suffisamment évolué et il prend l’eau, alerte le spécialiste des études économiques. «Le modèle trop peu différenciés et le gigantisme des magasins sont de moins en moins adaptés aux attentes des consommateurs», constate Xerfi.

Pour ne pas rater le tournant, le secteur doit se rénover souligne encore le spécialiste des études économiques. De fait, avec 2000 hypermarchés et 10.500 supermarchés en France, les grandes surfaces réalisent encore 60% du commerce de détail alimentaire et 118 milliards d’euros de chiffre d’affaires mais elles sont en perte de vitesse. Par ailleurs, la consommation alimentaire, qui n’a progressé que de 7% depuis 2005 contre une hausse de 10% des dépenses des ménages sur la période, «restera modeste, coincée sous la barre des 1% en volume jusqu’en 2015», d’après les calculs des experts de Xerfi-Precepta. Le secteur ne peut donc miser sur une reprise «mécanique» et doit repenser son modèle pour qu’il ne devienne pas obsolète.

consommation grande distribution

Des magasins plus spécialisés

Le spécialiste souligne que les consommateurs sont de plus en plus friands des formats de proximité. De fait, le modèle de l’hypermarché n’est plus adapté à une société qui compte de plus en plus de personnes vivant seules ou à une population vieillissante. Par ailleurs, ces magasins grands formats ne correspondent plus aux aspirations des Français qui cherchent de plus en plus à donner du sens à leurs modes de consommation.

Ces évolutions sociales expliquent le succès des circuits courts et des magasins de plus en spécialisés. A l’inverse, les petits commerces d’alimentation générale déclinent: 2013 a en effet été une année noire pour les épiceries généralistes.

Les grands magasins devront donc se spécialiser et proposer des catégories de biens très différentes avec notamment des produits régionaux dotés d’une traçabilité claire, souligne l’étude. Les magasins devront en outre impliquer davantage les consommateurs dans le choix des produits avec le développement de tests de produits par exemple.

De nécessaires passerelles entre les réseaux

Le commerce en ligne ne cesse en outre de se développer, même dans la grande distribution. Si les grandes surfaces ont globalement pris ce tournant note Xerfi, il faut qu’elles trouvent un moyen d’attirer les consommateurs dans leurs magasins physiques. Les hypermarchés doivent ainsi créer une réelle complémentarité entre leur offre en ligne et celle proposée dans les grandes surfaces via notamment des outils interactifs ou leur présence sur les réseaux sociaux.

Les indispensables big data

L’avenir de la grande distribution ne passera pas sans les big data, affirme enfin les experts de Xerfi. L’exploitation de ses données récoltées via leurs sites Internet permettrait aux grandes surfaces de mieux gérer leur stock ainsi que la maintenance ou l’entretien des magasins. Elles permettent en outre de mieux connaître les attentes et les habitudes des consommateurs et d’affiner l’approvisionnement des rayons en conséquence. La gestion et la valorisation de ces précieuses données pourraient en outre être monétisées par la grande surface, souligne encore Xerfi.

source: www.lefigaro.fr

Bail Commercial : loyers impayes et liquidation judiciaire

Lorsque le locataire fait l’objet d’une procédure collective (redressement ou liquidation judiciaire), les loyers dus postérieurement à l’ouverture de cette procédure sont dus et doivent être réglés sans délais.

Toutefois, en vertu des articles L.622-14 et L.641-12-3 du Code de Commerce, il ne peut être engagé de procédure à l’encontre du preneur avant l’expiration d’un délai de 3 mois commençant à courir à compter du jugement d’ouverture de la procédure collective.

Si, pendant ce délai de 3 mois, le bailleur ne peut assigner, il a toutefois la possibilité de notifier à son locataire un commandement de payer visant la clause résolutoire qui pourra donc être signifié dès le 2ème mois d’impayés afin d’être en mesure d’engager la procédure dès l’expiration du 3ème mois.

Par contre, ce délai de 3 mois est-il toujours applicable dans le cas d’une conversion d’un jugement de redressement judiciaire en liquidation judiciaire ?

Par un arrêt en date du 19 février 2013, la Cour de Cassation a considéré que le délai d’attente de 3 mois pour faire constater la résiliation du bail court à compter du jugement d’ouverture de la procédure ultérieurement convertie.

Aussi lorsqu’un redressement est transformé en liquidation judiciaire, et à défaut de paiement du loyer à compter de la liquidation, le bailleur pourra notifier sans attendre un commandement et d’assigner passé un délai d’un mois en acquisition de la clause résolutoire.

source: Maitre Christian FOURN

Bail Commercial : Projet de loi PINEL

Le projet de Loi PINEL du 21 août 2013 est destiné à protéger les commerces traditionnels aux moyens de simplifications fiscales mais aussi d’un encadrement des loyers.

Tout d’abord, alors qu’aujourd’hui 3 différents indices peuvent se voir appliquer dans le cadre des révisions légales ou contractuelles, le projet prévoit l’abandon de l’indice INSEE du coût de la construction ainsi que l’indice des activités tertiaires (ILAT) afin de retenir uniquement l’indice des loyers commerciaux (ILC) et ce, afin d’éviter les hausses spectaculaires que nous avons pu constater ces dernières années, du moins celles intervenues avant 2009.

Le projet de Loi prévoit surtout que la hausse des loyers commerciaux lors des révisions ou du renouvellement du bail seront limitées à 10 % par an.

Si cette mesure semble être justifiée par la volonté de préserver l’équilibre financier des petites entreprises, elle est toutefois de nature à déséquilibrer plus encore les relations entre bailleur et locataire.

Il convient en effet de rappeler que le bailleur ne peut librement fixer son loyer notamment lors du renouvellement du bail commercial, compte tenu de la règle du plafonnement de loyer qui ne peut excéder aujourd’hui les variations de l’indice INSEE du coût de la construction.

Ainsi, même en présence d’un loyer manifestement sous-évalué, le bailleur ne peut solliciter une augmentation du loyer, sauf à justifier d’un motif de déplafonnement.

Si le texte est adopté en l’état, le bailleur se verra ainsi sanctionné par un deuxième plafonnement.

Concrètement, lors du renouvellement du bail, si le bailleur est en mesure de justifier d’un motif de déplafonnement et se trouve légalement en droit de réclamer la fixation du loyer à la valeur locative, il ne pourra obtenir gain de cause qu’après plusieurs années compte tenu de ce plafonnement de la hausse à 10 % l’an.

Le projet de Loi prévoit par ailleurs certaines mesures qui pourraient rapprocher le régime des baux commerciaux du régime des baux d’habitation et notamment :

–     L’établissement obligatoire d’un état des lieux d’entrée et de sortie ;

–     Un droit de préférence au commerçant lors de la vente des murs des locaux ;

–     Un inventaire des charges locatives revenant à chacune des parties selon un Décret qui prévoira notamment les charges qui ne pourront être, par nature, imputées au commerçant, ce qui entrainerait à terme la fin des baux dits « net de charges ».

Attendons dorénavant que ce texte soit soumis à la lecture de l’assemblée.

source: Maitre Christian FOURN

Pigalle dormira-t-elle bientôt sur ses deux oreilles ?

La mairie de Paris va dépenser 2 millions d’euros pour lutter contre l’ouverture de nouveaux bars de nuit au nord du 9e arrondissement.

Pigalle est prié de la mettre en sourdine. Au nom de la lutte contre la monoactivité, la mairie du 9e arrondissement de Paris vient d’obtenir une enveloppe de 2 millions d’euros devant le Conseil de Paris, afin de « développ[er] les commerces de proximités » et lutter ainsi contre « la prolifération des établissements de nuit dans le quartier », rapporte lundi Le Parisien.

Rue Fontaine, il y a foule

Pas les sex-shops ni les bars à hôtesses qui ont fait la réputation de Pigalle mais les bars et restaurants qui les ont progressivement remplacés, donnant une coloration – et une sonorité – nouvelle au quartier. Dans le viseur de la mairie, plus précisément, le fameux « SoPI » (contraction de « South Pigalle »), soit « le triangle formé par les rues Pigalle, Fontaine et Frochot », comme le précise le quotidien. Cette dernière artère compte à elle-seule « pas moins de douze de ces établissements », dont « certains ne ferment pas leur porte avant 3 ou 5 heures du matin ».

Officiellement, la mairie ne s’en prend pas directement aux noctambules. Interrogée par Le Parisien, Pauline Véron, adjointe au Maire de Paris en charge de l’économie sociale et solidaire, et candidate à la mairie du 9e, explique que « le but n’est pas d’ôter à Pigalle [son] côté canaille […] ni de toucher à son âme fêtarde, mais d’offrir à la population du quartier la diversité dont elle a besoin, en termes d’alimentation, de librairies, notamment ». Et de capter les voix des riverains fatigués de ne pas pouvoir fermer l’œil de la nuit ? L’article ne le dit pas…

Encore un peu de temps

C’est la Semavest, société d’économie mixte de la ville de Paris, qui sera chargée de racheter les murs des futurs commerces laissés vacants, dans le cadre de Vital’Quartier, dispositif mis en place en 2004 pour lutter contre la monoactivité et la vacance commerciale dans la capitale. Selon nos informations, quelques mois devraient cependant s’écouler avant les premiers rachats à « SoPi » : à ce jour, le 9e arrondissement de Paris ne fait pas partie du périmètre de Vital’Quartier*. Un amendement devra donc être voté lors d’un prochain Conseil de Paris. Probablement pas lors de la réunion du 10 février, mais très certainement après les élections municipales. Le temps pour les fêtards de reprendre un dernier verre et pour les habitants du quartier de racheter une nouvelle boîte de boules Quies.

*Les quartiers concernés sont Saint-Denis (1er et 2e arrondissements) ; Beaubourg-Temple (3e) ; Quartier Latin (5e et 6e) ; Lancry (10e) ; Entre-deux-gares (10e) ; Sedaine-Popincourt (11e) ; Fontaine-au-Roi (11e) ; Daumesnil-Montgallet (12e) ; Daumesnil-Félix Eboué (12e) ; Jonquières-Epinettes (17e) ; Belleville (20e)

source: LaVieImmo.com