Bail commercial : Quid de la taxe sur les ordures ménagères ?

La Cour de cassation, dans un arrêt du 13 septembre 2018 n°17-22498, confirme sa jurisprudence et rappelle que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ne pouvait être mise à la charge du preneur (et récupérée par le bailleur) qu’en vertu d’une stipulation expresse du bail, car elle ne constitue pas une charge afférente à l’immeuble.
Cette situation est malheureusement courante pour les baux antérieurs à la loi Pinel du 18 juin 2014 qui comportent le plus souvent des clauses très générales.

Les bureaux européens séduisent les investisseurs Coréens

La Corée du Sud triple ses placements en immobilier de bureaux en 2017. Sept marchés dont la France sont prioritaires.

Les investissements chinois en immobilier de bureaux ont atteint, en 2017, des sommets en Europe avec 9,5 Mds €, en forte hausse par rapport à la moyenne de 2,7 Mds € enregistrée sur 5 ans.
Par ailleurs, la part de la Corée du Sud est passée de 8 % des investissements asiatiques en Europe au cours des cinq premiers mois 2017 à 25 %.

95 % des investissements immobiliers asiatiques sont tournés vers sept marchés prioritaires. La France vient en troisième position après le Royaume-Uni et l’Allemagne, suivie par les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique.

Une affaire à suivre.

Source Agora Biz

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Et si vous testiez votre idée de commerce avant de vous lancer ?

 

 

 

C’est la proposition du « Testeur de commerce » qui permet aux entrepreneurs de tester, sur une durée déterminée, leur concept en conditions réelles. Précisions.

Pour aider les entrepreneurs qui se posent souvent de nombreuses questions avant de louer ou d’acheter une boutique, la SEMAEST a ouvert le Testeur de commerce.
Grâce à cette initiative originale, les futurs commençants peuvent tester leur commerce en conditions réelles en louant cet espace disponible sur des périodes allant de 15 jours à 4 mois.

Une opportunité souvent saisie par les créateurs de nouveaux concepts de commerces ou de nouveaux formats de vente sans prendre le risque d’un bail à long terme. Ce local peut également favoriser le développement physique de concepts nés sur internet, répondant ainsi à la tendance du multicanal.

A aujourd’hui, 25 porteurs de projet ont pu expérimenter leur concept dans le Testeur de commerce Semaest.

Ouvert fin 2015, le Testeur de commerce, d’une surface de 65m², est situé à l’angle de la rue du Château-d’Eau et de la rue de Lancry, dans le 10e arrondissement de Paris.

Pour en savoir plus https://www.semaest.fr/nos-realisations/le-testeur-de-commerce

Charges foncières que peut-on déduire ?

 

 

 

 

Voici les dispositions dérogatoires aux règles de droit commun concernant la déduction des charges pour la détermination du revenu net foncier imposable au titre des années 2018 et 2019 :

  • charges foncières dites « récurrentes ». – « Afférentes à des dettes dont l’échéance intervient en 2018, ne sont déductibles que pour la détermination du seul revenu net foncier imposable de l’année 2018, nonobstant leur date de paiement. Ces charges dites « récurrentes » sont celles que le bailleur doit supporter chaque année à raison du bien loué et sur l’échéance desquelles il ne peut influer. Il s’agit des dépenses mentionnées aux a bis, a quater et c à e bis du 1° du I de l’article 31 du Code général des impôts (CGI). À ce titre, sont concernées les provisions pour charges de copropriété prévues à l’article 14-1 et au I de l’article 14-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, supportées par les propriétaires » ;
  • charges foncières dites « pilotables ». – « C’est-à-dire les dépenses de travaux mentionnées aux a, b et b bis du 1° et aux c à c quinquies du 2° du I de l’article 31 du CGI, leur déductibilité au titre de l’année 2019 sera égale à la moyenne des charges supportées sur les années 2018 et 2019 (règle dite de la moyenne). Ces dispositions conduisent ainsi à apprécier globalement sur les années 2018 et 2019 le montant des travaux déductibles en 2019 et ont notamment pour objectif de ne pas dissuader les contribuables de réaliser des dépenses de travaux en 2018 et d’éviter ainsi une concentration de telles dépenses sur 2019. En effet, ces comportements optimisants seraient préjudiciables tant pour le budget de l’État que pour la préservation de l’activité économique en 2018 des professionnels du bâtiment. Toutefois, pour tenir compte des situations subies dans lesquelles le contribuable n’a pas la possibilité de choisir la date de réalisation, entre 2018 et 2019, des dépenses de travaux, la déductibilité intégrale des travaux payés en 2019 est maintenue pour les travaux d’urgence rendus nécessaires par l’effet de la force majeure ou décidés d’office par le syndic de copropriété en application de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965, ainsi que pour les travaux effectués sur un immeuble acquis en 2019 ou sur un immeuble classé ou inscrit en 2019 au titre des monuments historiques ou ayant reçu en 2019 le label délivré par la Fondation du patrimoine » ;
  • provisions pour charges de copropriété. – « Mentionnées au a quater du 1° du I de l’article 31 du CGI, peuvent également intégrer des dépenses de travaux au titre des charges visées au I de l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965. Aussi, afin d’assurer un traitement identique à l’ensemble des dépenses de travaux, les 2 et 3 du K du II de l’article 60 modifié de la loi n° 2016-1917 de finances pour 2017 disposent que les provisions mentionnées au a quater du 1° du I de l’article 31 du CGI au titre des dépenses prévues au I de l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 et correspondant à des dépenses de travaux déductibles : – ouvriront droit, à hauteur de 50 % de leur montant payé en 2018, à une déduction pour la détermination du revenu net foncier imposable de l’année 2019 ; – feront l’objet, à hauteur de 50 % de leur montant payé en 2019, d’une réintégration pour la détermination du revenu net foncier imposable de l’année 2020 ».

Rép. min. n° 7764 : JOAN, 12 juin 2018, p. 5057
Source
Gabriel Neu-Janicki

Les commerces à Paris montent en gamme

En 2017, Paris comptabilise 62.507 commerces et services commerciaux, ce chiffre traduisant une très forte densité commerciale comparée à celle observée dans les centres-villes des grandes villes de province mais aussi par rapport aux 11 autres Etablissements publics territoriaux composant la Métropole du Grand Paris.
Les évolutions commerciales accompagnent et soulignent les transformations de la société parisienne et de ses modes de consommation. Les fortes densités de population et la façon de se déplacer dans Paris, majoritairement à pied, favorisent le maintien de magasins de proximité variés et de petite taille. La montée en gamme d’une partie des commerces est rendue possible par la hausse du pouvoir d’achat des habitants.

Source : enquête CCI et APUR

Les beacons, ces petits capteurs qui vont révolutionner le commerce

En entrant dans un grand magasin, votre téléphone portable sonne. C’est un message de bienvenue. Vous passez ensuite dans un rayon, vous vous attardez devant un produit. Nouveau message: un bon de réduction. Il n’en fallait pas plus pour vous convaincre !

Alors que l’usage des smartphones ne cesse d’augmenter, certains commerçants pensent avoir trouvé le moyen d’en profiter: utiliser les capacités Bluetooth de ces appareils pour identifier puis localiser les personnes présentes dans leurs boutiques. Pour cela, il suffit simplement d’installer des beacons, de petits capteurs sans fil à basse consommation d’énergie et facilement dissimulables. Leur coût est faible, à partir de 5 dollars seulement chez Qualcomm.

AUSSI FRÉQUENT QUE LE GPS

Depuis fin 2013, Apple est le premier à les utiliser à grande échelle. Le groupe à la pomme a équipé l’ensemble de ses quelques 250 Apple Store américains. Ce système sera par la suite étendu à ses points de ventes internationaux. Depuis d’autres distributeurs ont suivi, comme la chaîne de grands magasins Macy’s ou le spécialiste de habillement American Eagle Outfitters.

Cette technologie gagne aussi les enceintes sportives. En février, elle a été testée, à petite échelle, lors du Superbowl, la grande finale du championnat de football américain organisée à New York. Depuis la fin du mois de mars, la majorité des stades de la MLB, la ligue professionnelle de baseball, sont équipés.

Le potentiel du marché est immense. “Nous prévoyons une forte croissance pour ce type d’infrastructures”, indique Patrick Conolly du cabinet ABI Research. Il estime que plus de 800 millions de smartphones utiliseront la géolocalisation d’intérieur d’ici à 2018. “Cela deviendra aussi fréquent que le GPS aujourd’hui”, prédit-il.

DONNÉES SUR LES CLIENTS

“Nous créons le futur du shopping”, explique Cyriac Roeding, PDG et co-fondateur de Shopkick, une start-up de la Silicon Valley qui fournit la technologie à Macy’s et American Eagle Outfitters. Ses capteurs sont déployés dans plus de 1.000 magasins aux Etats-Unis. “C’est gagnant-gagnant pour l’acheteur et pour le distributeur”, assure l’entrepreneur.

Pour les commerçants, les beacons ouvrent de nombreuses possibilités. En plus des bons de réduction, ils peuvent être utilisés pour récompenser les clients les plus fidèles, en leur offrant des cartes cadeaux. Ils permettent également de capter des données sur les comportements et parcours des acheteurs.

La société new-yorkaise Nomi propose ainsi aux boutiques de mesurer le nombre de personnes présentes, de connaître les rayons les plus fréquentées ou encore d’obtenir plus d’informations sur la démographie de leur clientèle.

TROP ENVAHISSANTS

Les commerçants ne doivent cependant pas être trop envahissants. Il leur faut trouver un juste milieu, ne pas noyer leurs clients sous un déluge de messages et d’offres promotionnelles, alors même que de nombreuses applications envoient déjà des notifications à leurs utilisateurs.

Et ils doivent aussi convaincre les acheteurs de télécharger leurs applications, puis d’accepter l’utilisation de leurs données. Par ailleurs, la technologie ne peut fonctionner que si les capacités Bluetooth du smartphone sont activées. Or, de nombreux utilisateurs préfèrent les désactiver afin d’allonger la durée de vie de la batterie.

Pour remédier à ces problèmes, Shopkick propose aux commerçants d’offrir des cadeaux. Par exemple, un café ou le téléchargement d’une chanson. La société assure avoir distribué pour plus de 25 millions de dollars de cadeaux. Les commerçants y trouveraient aussi leur compte: plus de 500 millions de dollars de chiffre d’affaires additionnels en 2013.

source: www.lemonde .fr

Dubaï veut bâtir le plus grand centre commercial du monde

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La ville au plus grand hôtel du monde a un nouveau projet : le Mall of the World. Il a pour but de favoriser le tourisme. Retrouvez la vidéo ici.

Dubaï vise toujours plus grand. Après le plus haut gratte-ciel du monde, la capitale des Emirats arabes unis projette d’ouvrir un véritable temple de la consommation.

Sur une superficie de 743 000 m², le Mall of the World est le nouveau projet titanesque du souverain Mohammed ben Rached Al Maktoum. Ce centre commercial sera relié à un réseau de rues commerçantes, où la température ambiante pourra être contrôlée. Le projet comprend la construction d’un grand parc d’attraction, de 100 hôtels, de tramways, de cinémas, ainsi que de théâtres.

« Nous visons plus haut que le tourisme saisonnier. Le tourisme est le principal moteur de notre économie et nous entendons faire des Emirats arabes unis une destination attractive tout au long de l’année », a expliqué le souverain dans un communiqué de Dubaï Holding. En effet, la ville de l’or espère réunir plus de 180 millions de visiteurs chaque année. La date de début des travaux n’a pas été précisée.

source: lavieimmo.com

BAIL COMMERCIAL : LOI PINEL

Le projet de Loi PINEL présenté en conseil des Ministres au mois d’août 2013, a fait l’objet d’une adoption en première lecture à l’assemblée le 18 février 2013.

Nous aborderons brièvement les points de la réforme qui affectent le statut des baux commerciaux.

1./ Comme nous l’avions déjà signalé dans notre précédent article, un des points essentiel de la réforme est la limitation de la hausse du loyer, lors d’un déplafonnement en fin de bail, à 10 % par an.

Cette règle est maintenue mais ne devrait finalement concerner que les déplafonnements consécutifs à  :

–       des caractéristiques des lieux

–       des facteurs locaux de commercialité

–       des obligations respectives des parties

–       de la destination des lieux.

Ne seraient donc pas concernés par la limitation de l’augmentation :

–       Les baux conclus pour une durée de plus de 9 ans

–       Les baux dont la durée effective se serait poursuivie pendant plus de 12 ans

–       Les baux des terrains nus, des locaux monovalents et des locaux à usage exclusif de bureaux

–       Les baux où les parties ont renoncé expressément à l’application de la règle du plafonnement.

2./ Autre point de nature à changer la physionomie des baux commerciaux concerne les nouvelles règles en matière de charges et d’impôt et leur répartition entre bailleurs et preneurs.

Le bail devra comporter un inventaire précis des catégories de charges et d’impôts et leurs modalités de répartition entre le bailleur et le locataire, ainsi qu’un budget prévisionnel des travaux devant intervenir pour les 3 années à venir et une liste exhaustive des travaux réalisés au cours des 3 précédents exercices.

Un tel document sera à établir tous les 3 ans !

Un décret en Conseil d’Etat fixera les modalités d’application de ce projet et précisera les charges qui sont imputables à l’une ou à l’autre des parties. Précisions que ces nouvelles dispositions seront d’ordre public, c’est-à-dire que les parties ne pourront y déroger.

L’application de cette mesure pourrait mettre un terme aux baux dits « net de charges ».

3./ Un état des lieux devra être établi lors de la prise de possession des locaux par un locataire (ce qui pourrait concerner les cessionnaires de fonds de commerce et des droits au bail).

A défaut d’établissement de cet état des lieux, le bailleur ne pourrait invoquer la présomption de bon état de réparation locative visée l’article 1731 du Code Civil.

4./ Le droit de préemption au profit du locataire en cas de vente du local est maintenu dans la réforme.

Si ce droit est écarté lors de la vente de l’intégralité d’un immeuble à usage  commercial, un doute subsiste lorsqu’un immeuble à usage principalement d’habitation comportant au rez-de-chaussée des commerces est vendu dans sa globalité.

Le droit de préférence du locataire commerçant s’appliquera-t-il ?

5./ Les autres principales dispositions sont les suivants :

–       Possibilité en cas de décès du locataire de délivrer un congé à tout moment par les héritiers

–       Possibilité de prévoir la délivrance des congés par lettre recommandée avec accusé de réception et plus seulement par exploit d’huissier (maintien de l’exploit d’huissier pour les demandes de renouvellement et les réponses du bailleur)

–       Durée des baux dérogatoires portée de deux ans à trois ans

–       Création des conventions d’occupations précaires exclues du régime des baux commerciaux étant précisé que la définition d’une telle convention sera, quelque soit la durée, le fait que l’occupation des lieux n’est autorisée qu’à raison de circonstances particulières indépendantes de la volonté des parties

–       Les clauses d’un bail commercial contraires aux dispositions d’ordre public qui ne peuvent être sanctionnées aujourd’hui, que dans un délai de deux ans à compter de la conclusion du bail, seront dorénavant réputées non écrites permettant ainsi au locataire de les contester à tout moment sans que son action soit prescriptible

–        Abandon de l’indice du coût de la construction au profit soit de l’indice des loyers commerciaux (ILC) soit de l’indice des loyers des activités tertiaires (ILAT).

Enfin, il est signalé que le droit préemption des communes est modifié car dorénavant chaque aliénation d’un fonds de commerce à titre onéreux sera subordonné à peine de nullité, à une déclaration préalable faite par le cédant à la commune.

Ce texte a été soumis au vote du Sénat en première lecture les 15, 16 et 17 avril dernier.

Ces dispositions sont donc susceptibles d’être modifiées ou complétées.

source: Maitre Christian FOURN  

http://www.avocats-d2c.fr

Magasins connectés: le Digital tuera-t-il le Retail ?

Magasins connectés: Le #Digital tuera-t-il le #Retail ?

Le digital influence 36 % des dépenses en magasin … 71 % des consommateurs recherchent en magasin la variété de choix offerte sur Internet … 84 % des visiteurs en magasin utiliseraient leurs terminaux mobiles avant et pendant leur visite … 70 % des visiteurs du site boulanger.fr se rendent ensuite en magasin …

Je continue ou vous avez compris où je veux en venir ? L’époque où le magasin était un simple lieu de vente où le consommateur découvrait une marque, ses produits, ses prix, est révolue (et depuis un petit moment pour tout vous dire !) ! Comme les chiffres en attestent, le digital fait désormais parti du point de vente, que la marque le veuille ou non ! Les consommateurs, hyper-connectés, digitalisent les points de ventes grâce à leurs smartphones, et je ne parle pas encore des montres connectés ou des Google Glass.

Alors je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, d’autant plus que je viens de constater que 40 % des commerçants ont peur de l’e-commerce, autant répondre à la question directement, le digital tuera-t-il le retail ? Bien sur que … NON, le digital va compléter, enrichir, développer le Retail ! Mais alors comment ? Magasins connectés, Wi-Fi, NFC, Tablettes, Vendeurs connectés, Web-To-Store, je vous explique tout ça dans cet article, amis commerçants, n’ayez plus peur du e-commerce, c’est votre meilleur allié !

L’émergence de magasins connectés

Les marques sont bien évidemment conscientes du nouveau comportement des consommateurs (même si on peut parfois se poser la question !), et nous voyons donc depuis quelques mois fleurir des flagship connectés, des concept stores connectés, et même de simples magasins connectés. Ces magasins, généralement en phase de test avant un élargissement national, ont pour particularité d’intégrer le digital au sein d’un point de vente physique, le digital s’intègre donc en aval.

Quelques exemples d’initiatives de magasins connectés:

  • Karl LAGERFELD qui a ouvert ses premiers magasins l’année dernière sur Paris. On note notamment la présence de tablettes dans les cabines d’essayage, pour le reste, nous sommes plus dans le gadget qu’autre chose …
  • L’enseigne C&A (au Brésil notamment) a testé le cintre connecté à Facebook qui permet d’afficher la popularité d’un article par rapport à un autre. Une initiative créative, intéressante, mais qui n’est pas encore assez poussée, par exemple: comment cela va se passer lorsqu’une personne qui essaie va inverser le vêtement entre deux cintres ?
  • Enfin, dans le même style, l’Agence Verywell a mis en place pour la Boutique L’Atelier, une opération permettant à la communauté de réduire les prix en boutique. Principe simple: Plus il y a de fans, plus les prix baissent. Une jolie opération pour inter-agir avec la boutique, mais cela ne la connecte pas pour autant

Darty: L’exemple Français dans la démarche d’un magasin connecté

L’enseigne Darty a, il y a peu, entamé une démarche très intéressante. En effet, en décidant de restructurer totalement sa plate-forme de marque (ainsi que son pool d’agences de communication), la marque a également eu une réelle réflexion sur le lieu de vente et sa digitalisation. Une réflexion et une démarche encore rare en France, qui montre bien le nouveau dynamisme de la marque. Au final, le Darty de Beaugrenelle est un magasin test de ce nouveau type de point de vente et utilise différentes méthodes pour être connecté:

  • Wi-fi gratuit ouvert à tous les visiteurs du point de vente ;
  • Système de Click & Collect qui permet d’acheter sur Darty.com et de venir récupérer en magasin ;
  • Des bornes connectées pour permettre aux clients de découvrir la totalité des produits et d’enrichir son expérience ;
  • Des vendeurs équipés de tablettes Samsung Galaxy S4, ces tablettes (grâce à la technologie NFC) permettent aux vendeurs de récupérer directement les informations recherchées par le client sur les bornes tactiles, tout cela pour mieux le conseiller ;
  • Les tablettes, toujours grâce à la technologie NFC, permettent au vendeur d’afficher le contenu de l’écran sur un grand écran. Cela lui permet d’inter-agir avec le client sur les spécificités techniques d’un lave-ligne, et ajoute une touche ludique et moderne à la relation client ;
  • Enfin, Darty a entamé un gros travail d’alignement des prix entre le site e-commerce et les points de ventes.

Au final, Darty est, de loin, la marque Française qui semble avoir été la plus dynamique sur la mise en place d’outils pour magasins connectés, et surtout sur la démarche et la volonté de digitaliser un point de vente. Mais alors pourquoi sont-ils si peu à faire ce pas, pourquoi la plupart se limitent à un petit gadget technologique in-store pour se la jouer « moderne » ?  « Ce qui est difficile dans cette transition que l’on vit tous, c’est que même si on a le sentiment de bien faire son travail, de savoir parfaitement acheter, vendre, servir, cela ne suffit plus. Le numérique nous invite à nous remettre profondément en question » déclare Catherine BARBA, auteur de l’étude « Le magasin n’est pas mort ! ». Une remise en question, certes difficile à effectuer mais qui devrait aboutir aux « magasins connectés du futur » …

Le futur du magasin connecté: Le magasin « phygital »

Et LE véritable avenir, LA solution pour les retailers, c’est le « Phygital », mélange habile contraction des termes « physique » et « digital », pour que retail et digital ne fasse plus qu’un. Vous allez me dire, quelle différence avec un magasin connecté ? Comme son nom l’indique, le magasin connecté est un lieu de vente enrichi d’outils numériques connectés à Internet et proposant d’enrichir l’expérience utilisateur. Le magasin phygital, lui, remet le digital au centre de la réflexion sur le lieu de vente, il ne s’agit plus d’un lieu de vente connecté, mais d’un lieu de vente pensé digital. Cela implique donc que le digital soit mis au coeur de la stratégie de distribution de la marque.

IBM imagine pour nous un magasin où le consommateur inter-agira directement avec le contenu du magasin. De plus, le magasin lui proposera un contenu pertinent en fonction de l’article regardé par le consommateur (des avis sur les réseaux sociaux par exemple). On note également qu’IBM met bien avant le rôle du vendeur, toujours primordial sur un point de vente, qui deviendra un réel expert des produits du magasin. Et surtout une flexibilité logistique formidable pour les marques qui disposeront, dans le futur, des modèles que vous voudrez, vous ne vivrez donc plus la désillusion de la paire de chaussures plus disponible en 42 … Pour le bonheur de tous, et avant tout des retailers !

6 conseils & astuces pour vous transformer en magasin connecté

  1. Dans un premier temps, un peu en amont du lieu de vente, il faut faire venir vos consommateurs in-store. Pour cela, une technologie qui se développe de plus en plus est le SMS Géolocalisé. J’ai trouvé sur Google en quelques minutes le prestataire Mailing Vox qui permet d’envoyer un SMS aux personnes se trouvant aux alentours de votre point de vente. Une méthode par laquelle vous pouvez directement mobiliser vos consommateurs et … leur smartphone. En leur proposant par exemple dans le message d’accèder au site de la marque, aux dernières réactions sur les réseaux sociaux, ou bien plus simplement en leur donnant le code wifi (si il y en a un) …
    magasin connecté: SMS Géolocalisé
  2. … Et on en vient au point le plus primordial selon moi … Au minimum, et c’est le grand minimum, mais tellement personne ne l’applique que ça peut devenir un réel avantage concurrentiel, proposez une connexion wifi simple et ouverte aux consommateurs qui sont dans votre point de vente ! Ils tenteront quoi qu’il arrive de se connecter via la 4G, 3G, GPRS voire même EDGE, donc autant leur simplifier la tâche … Et quand je dis simple, essayez d’éviter de demander constamment aux consommateurs leurs coordonnées pour pouvoir se connecter. Imaginez quelqu’un qui fait une après-midi shopping, au bout de 5 magasins il en aura déjà marre de donner toujours les coordonnées pour une simple connexion internet. La connexion Internet n’est plus un luxe, démocratisez-là !
    Magasin connecté: McDONALD'S propose le Wifi gratuit
  3. Si votre business le permet, créez un site e-commerce. Et si vous en avez déjà un, s’il vous plaît, alignez les prix entre le e-commerce et le point de vente physique, il ne doit pas y avoir de différence, même avec les frais de ports ! Et surtout, proposez le Click & Collect. De quoi s’agit-il, il s’agit de permettre au consommateur d’acheter son article en ligne, et de venir le récupérer directement dans le magasin … Cela vous permettra notamment de tisser un lien entre le point de vente et votre consommateur …
    Magasin connecté: L'importance du Click & Collect
  4. Peu importe le type de commerce, proposez un contenu digital en complément du parcours utilisateur. Pour être plus concret, si vous êtes un magasin de vêtements par exemple, vous pouvez placer des tablettes à côté d’une collection, la tablette diffusera des images de défilé de cette collection, ou, encore plus efficace, des images prises sur les réseaux sociaux de personnes lambdas portant cette collection ! Si ce n’est pas dans vos moyens, vous pouvez tout simplement placer un Flashcode, ou une adresse internet, pour rediriger votre consommateur vers le contenu ! Et cela peut marcher pour: un fleuriste, un boucher, un boulanger, un vendeur de livres, de disques, de jeux vidéos, bref, pour tout le monde !
    Magasin connecté: Créer un contenu digital
  5. Astuce spécifique aux vendeurs de vêtements ! On connaît la capacité de la gente féminine à passer des heures en cabine d’essayage, ne les perdez pas durant ce temps-là ! Placez une tablette sur l’un des murs de votre cabine d’essayage pour permettre aux consommateurs de prendre en photo les vêtements essayés, de les partager sur les réseaux sociaux, de consulter des avis d’autres consommateurs, tout cela les incitera sans aucun doute à l’achat, ou sinon à essayer de nouvelles tenues !
    Magasin connecté: Karl LEGERFELD et la tablette
  6. On élargit un peu, mais après le Web-To-Store, suite à l’achat in-store du client, proposez le Store-To-Web pour conserver un lien avec vos consommateurs. Pour cela, incitez les utilisateurs à converser avec vous sur les réseaux sociaux ! Et c’est possible même pour une PME, par exemple, le concept de location d’appartements sur Montpellier Off Appartement (que je recommande vivement par ailleurs: Peu coûteux, design, et propre !) propose à ses visiteurs une réduction de 10 % si ils parlent de Off Appartement sur les Réseaux Sociaux. Comme nous disions plus tôt, le Phygital rassemble le « Physique » et le « Digital », ce type d’initiative très simple permet de lier physique et digital à la perfection !

Pour conclure, cet article met donc en lumière le fait qu’il est primordial pour une marque de penser à sa connexion, et donc à la connexion des lieux physiques où le consommateur rencontre la marque. Cela peut-être un lieu de vente, ou même un siège social, la stratégie de connexion de votre marque doit forcément inclure la dimension « phygitale » pour devenir pérenne dans le temps …

source: http://www.webmarketing-com.com 

auteur:  Nicolas BERMOND http://www.agence-brooklyn.fr

Les centres commerciaux nouvelle génération sont-ils des créateurs de liens ?

On les croyait en perte de vitesse devant le succès du commerce en ligne. Reconnus désormais comme lieu privilégié de contact avec la marque, les produits, mais aussi comme lieu de convivialité, les centres commerciaux « nouvelle génération » retrouvent un avenir grâce à de nouveaux concepts. Démonstration.

Devant la montée du e-commerce, on avait prédit leur déclin. Le concept de centre commercial paraissait presque « has been ». On disait que les consommateurs avaient perdu le plaisir d’acheter. Qu’ils ne jureraient plus que par Internet. Panique à bord… Mais s’il y a eu un moment de flottement, les promoteurs de centres commerciaux ont vite compris qu’il fallait s’adapter et écouter les consommateurs. Et ceux-ci disaient haut et fort que rien ne remplace de pouvoir toucher, sentir, voir un produit. À condition qu’il soit présenté dans un écrin et que ce dernier offre une ambiance, des loisirs, de l’animation, mais surtout de la convivialité. « Il faut créer un environnement qui rend le shopping attractif. Trouver la bonne conjonction de loisirs et de commerces capable de créer une expérience qui satisfera le shopper et le fera revenir », explique Gilles Boissonnet, président du directoire d’Altarea Commerce.

La digitale attraction

Et pour attirer le chaland et le faire consommer, chacun rivalise d’ingéniosité. Allez dans un nouveau centre commercial aujourd’hui, vous ne pourrez pas échapper aux nouvelles technologies digitales. Au choix, et sans exhaustivité : sites Internet et mobiles, réseaux sociaux (Facebook, Twitter, YouTube, Instagram, Pinterest…), bornes numériques, réseau Wi-Fi, carte de fidélité digitale… Les foncières ont vite appris à se servir d’Internet pour créer, maintenir, développer le contact avec leurs visiteurs, le contact entre les marques et les visiteurs et le contact entre les visiteurs eux-mêmes. « Un centre commercial doit investir tous les canaux s’il veut créer une vraie relation client », affirme Sean Curtis, Head of Business Marketing and Brand Partnerships chezLand Securities, qui ajoute : « dans le centre commercial Trinity Leeds en Grande-Bretagne, une nouvelle promotion est en ligne en quelques minutes sur tous les écrans à l’intérieur du centre, sur le site Internet, les applications, le site destiné aux mobiles, les e-mail… Pour les enseignes, c’est un vrai plus ». Et pour le visiteur, ce sont autant d’opportunités à saisir…

Pourquoi cet engouement pour le digital ? « Derrière chaque point de contact digital, il y a une base de données. Pour la première fois en Grande-Bretagne, nous avons pu donner à nos visiteurs les informations qui les intéressent directement, qu’il s’agisse de commerces, de cinéma, de restauration et le contact s’en trouve amélioré », explique Sean Curtis. « Ma conviction est que les nouvelles technologies sont autant de moyens de toucher le client et ajoutent à l’attractivité. Pour nous, foncières, c’est également la capacité à mieux connaître le client final et optimiser le contact », remarque Gilles Boissonnet. Signe des temps : le digital était la thématique phare du dernier Mapic, le salon international de l’immobilier de commerce et de la distribution.

La tendance du Web to Store

« Ce contact physique irremplaçable qu’apportent les centres commerciaux, certains pure players l’ont bien compris et ils franchissent aisément la frontière de plus en plus perméable entre commerce en ligne et ventes physiques », commente Nathalie Bataille, directrice de la communication du groupe KlépierreFleurance Nature, marque française de cosmétiques bio et de compléments alimentaires vendus sur Internet, a ainsi montré sa gamme en ouvrant un pop up store de 40 m2 à l’automne dernier dans le centre commercial Les Passages. Une façon séduisante de concilier e-commerce et commerce physique. En 2013, ObeyYourBody, acteur américain de la cosmétique par correspondance distribué sur Internet via son site et son réseau de revendeurs et qui se lance sur le marché européen, a choisi de faire découvrir ses produits de la mer Morte en France sur des stands éphémères dans les centres commerciaux Klépierre.

Au centre commercial régional Cap 3000 de Saint-Laurent-du-Var, Altarea Cogedim a ajouté de la géolocalisation à la home page brandée Cap 3000 de rueducommerce.com, site racheté il y a trois ans par Altarea Cogedim avec pour ambition de développer un modèle brick-and-mortar. « Ce dispositif a donné de très bons résultats sur les personnes qui habitaient la région et les a incité à venir acheter », constate Gilles Boissonnet. Le site est devenu aujourd’hui le « 1er centre commercial digital » proposant les meilleures offres du web et des grandes enseignes physiques. Selon Gilles Boissonnet, « La synergie entre les deux modes de distribution, physique et sur Internet, est évidente ».

La montée du click & collect

De plus en plus, les sites marchands développent des solutions clic & collect qui génèrent également des achats en magasin tout en facilitant la vie des shoppers. Selon une enquête réalisée parNetBooster & EvoKe en octobre 2013 auprès de 1 008 internautes, plus d’un sur deux a déjà recherché et sélectionné un produit sur Internet, pour aller le retirer ensuite en magasin. « En tirant parti des deux canaux, le consommateur améliore l’expérience client. Quant à l’enseigne, elle améliore son chiffre d’affaires et la satisfaction client », commente Yann Gaby, dg deNetBooster.

Les centres commerciaux suivent la tendance. Les magasins M&S, y compris dans les centres commerciaux, proposent du click & collect. « Nous développons en magasin le multicanal, orienté Service Client. Le contact avec le visiteur s’effectue grâce à l’offre food, et à partir de là, on l’éduque à la mode. C’est la raison pour laquelle nous privilégions, pour nos nouveaux magasins en France, les centres commerciaux haut de gamme qui nous donnent la possibilité d’avoir de l’espace et de gros volumes », précise Michelle Lamberti, directrice marketing et communication de M&S France.

À Beaugrenelle, Darty a ouvert son flagship (2 000 m2) et y a déployé son tout nouveau concept « magasin connecté » (click & collect, vendeurs munis de tablettes interactives pour montrer l’étendue de la gamme, ateliers de cuisine, de réparation sur place). « Le site Internet n’a pas été vécu en interne comme un concurrent, mais comme un partenaire. Nous souhaitons que nos magasins deviennent un lieu communautaire d’échange, et nos produits l’autorisent. C’est vraiment le retour au contact humain et à l’échange. Nous voulons faire venir nos clients pour tester et découvrir plutôt que d’être dans une relation basique de vente et le digital peut magnifier le conseil et l’expertise », explique François Gazuit, directeur général de Darty Ile-de-France. L’internaute peut aller chercher sa commande en magasin une heure après l’avoir passée sur le site. Il lui suffit de la retirer en tapant sur une « consigne » le code qui lui a été envoyé par SMS.

Favoriser le contact avec les enseignes et les marques

Proposer des mètres carrés est une chose, une autre est d’aider les enseignes à mettre en valeur leurs marques et leurs produits pour faciliter leur contact avec les clients. C’est même devenu une priorité. D’où le soin apporté à l’architecture et au design des centres commerciaux (qui font appel à des architectes et à des designers de renommée internationale), aux matériaux choisis (de plus en plus de transparence et de matières nobles), à la luminosité (de plus en plus de lumière naturelle), à la signalétique, aux surfaces et aux volumes, à la présence d’atrium et de verrières et au retour du végétal. Beaugrenelle a l’élégance et l’esthétique d’un grand magasin parisien. À Aéroville, liberté a été donnée aux enseignes de s’exprimer avec des vitrines spectaculaires allant jusqu’à 8m de hauteur. Résultat : les marques utilisent les centres commerciaux pour ouvrir des flagships, déployer de nouveaux concepts, s’introduire sur le marché français. Un petit cocorico qui fait plaisir à notre moral…

Apporter émotion et expérience

« Si un centre commercial n’est pas capable d’offrir du contact, de l’émotion, une véritable expérience shopping au travers de la qualité de son architecture, de son design, de son mix d’enseignes, de son offre de restauration et de loisirs, le consommateur préférera rester derrière son écran d’ordinateur », remarque Maurice Bansay, PDG du groupe Apsys, promoteur et co-investisseur dans la SCI Beaugrenelle (avec Gecina, Foncière Euris, Paris Orléans). Un mix-merchandising différenciant et réactif aux dernières enseignes à la mode est aussi important qu’une offre de restauration et de loisirs inventive. L’enseigne textile irlandaise Primark s’est installée, avec le succès que l’on sait, à Cap 3000Val d’Europe et Qwartz seront les prochains centres commerciaux de la région parisienne à l’accueillir.

Une enquête réalisée par CBRE auprès de 10 000 consommateurs en Europe a montré que la plupart des 16-34 ans envisagent le centre commercial comme un endroit où il fait bon passer du temps et rencontrer des amis. Pour 45% d’entre eux, le cinéma est incontournable parmi les loisirs proposés. C’est à qui proposera le plus grand cinéma (Everyman pour Trinity Leeds), le dernier concept, le plus innovant, offrant le plus de confort et disposant de ce qui se fait de mieux en technologies audio et vidéo (EuropaCorp Cinemas à Aéroville, Pathé à Beaugrenelle,…). À côté des cinémas, l’offre de loisirs dans les centres commerciaux peut inclure des bowlings, des salles de sport, des murs d’escalade, des pistes de ski, des simulateurs de chute libre, des discothèques, des espaces enfants de plus en plus digitaux et interactifs (comme la marelle interactive du centre commercial Jaude à Clermont-Ferrand) avec des concepts parfois très aboutis (Kidzania ou La Cité des Enfants). Et la liste n’est pas exhaustive : le pôle de loisirs et de commerces Vill’Up qui ouvrira ses portes fin 2014 – projet confié au groupe Apsys – accueillera le premier simulateur de chute libre à Paris. À quand le voyage sur Mars ?

L’espace restauration à l’honneur

« La restauration dans un centre commercial contribue à la notion de divertissement, apporte aux visiteurs une expérience et leur donne l’occasion de vivre cette expérience en famille ou entre amis, depuis la glace ou la gaufre jusqu’au dîner à la place », souligne Jean-Michel Silberstein, délégué général du CNCC (Centre national des centres commerciaux). Pas de nouvelles ouvertures, en France comme à l’étranger, pas de restructuration sans une offre élargie et créative en matière de restauration. Lieu de convivialité, de plaisir en famille et entre amis, elle bénéficie désormais de toutes les attentions et se voient attribuer les meilleurs emplacements. « Nous avons pensé que la restauration devait être un élément différenciant et permettre de créer une relation spécifique avec le consommateur », souligne Maurice Bansay. À Beaugrenelle, l’offre restauration dispose d’une surface dédiée du double de celle que l’on peut trouver dans d’autres centres commerciaux. Des marques de restaurants très connues sur Paris et de nouveaux concepts ont fait le choix de s’y installer (Noura, Coste, Bermuda Onion, Cojean, La Pâtisserie des rêves, Parisian Pub…) bénéficiant d’une vue imprenable sur la Seine.

On est loin des 5% de superficie en moyenne dédiés jusqu’ici à la restauration alors que 30% des visiteurs l’utilise. « Le Lab d’Unibail-Rodamco a travaillé sur un nouveau concept, la Dining Experience, qui place la restauration au cœur de l’expérience shopping », expliquait Christophe Cuvillier, président du directoire d’Unibail-Rodamco lors de l’inauguration d’Aéroville. Lancé d’abord dans certains centres Unibail-Rodamco à l’international, il est mis en scène pour la première fois en France, à Aéroville. Sur un lieu unique et dédié (1 800 m2 de terrasses intérieures), au sein du « Terminal Cook », les visiteurs retrouvent 17 des 30 restaurants et instants gourmands du centre. Le chef Gilles Choukroun est aux commandes pour épauler les restaurants dans la mise en valeur de leur concept et de leurs produits et dans l’organisation d’animations culinaires participatives à destination des visiteurs. Autant d’événements pour créer le contact : ateliers pour enfants, cours de cuisine, démonstrations par des chefs, dégustation et découverte de produits culinaire, alors que le Piano Bar fournit un lieu de rencontre incontournable.

Trinity Leeds a rajouté en octobre à ses boutiques, bars et restauration la Trinity Kitchen. Il s’agit de proposer aux visiteurs un food market intérieur qui réunit street food vendors, pop-up boutiques et les toutes dernières marques alimentaires et de boissons. Tous les mois sont sélectionnés cinq concepts de restauration rapide ambulante. Sept nouvelles marques alimentaires et de boissons non encore disponibles hors de Londres sont proposées aux visiteurs. « Nous souhaitons que Trinity Leeds devienne un buzzing social hub pour les visiteurs et les shoppers du contre commercial. L’offre sera renouvelée, offrant ainsi une nouvelle expérience à chaque visite », explique Paul Smith, directeur marketing de Trinity Leeds.

Multiplier les points de contact

Accueil personnalisé, conciergerie, personal shopper, garderie d’enfants, livraison à domicile (mais aussi les toilettes qui font enfin, de la part des concepteurs de centres commerciaux, l’objet d’attention), sont autant de points de contact du centre commercial avec son client. Du men’s corner ultra-connecté (qui permet à ces messieurs de se reposer et d’échanger) aux espaces de repos (ultra confortables), tout est fait pour créer à l’intérieur du centre commercial des lieux de convivialité qui autorisent la détente mais aussi le contact. Chez Klépierre, cela se traduit désormais par le Bubble Club Store dans le centre Jaude ou l’Original Club Store au centreLes Passages à Boulogne-Billancourt, tout récemment rénové. Les écrans digitaux spectaculaires sont une autre façon de créer un contact différent avec les visiteurs. Très réactifs, ils permettent une scénarisation de l’espace, tout en mettant en avant les promotions en cours. Mais ils permettent également l’interactivité avec les visiteurs. Trinity Leeds a investi lourdement dans des écrans digitaux et signé des partenariats avec JC DecauxOcean OutdoorSpace and People ouGrand Visual. Ainsi, les visiteurs du centre peuvent se prendre en photo et la diffuser sur les écrans de Trinity Leeds.

Sans oublier les animations qui apportent de nouvelles expériences et des possibilités de partage. « Le shopping doit être jubilatoire, faire du bien, procurer du plaisir, faire vivre des moments de convivialité, ludiques ou spectaculaires et créer des rencontres inédites avec les marques qui font rêver les clients », affirme Rebecca Chermouil, responsable Marketing Brand Events du groupeKlépierre. À Val d’Europe et à Créteil Soleil, deux opérations aux couleurs de la comédie musicale Mamma Mia ont ainsi permis de gagner 4 000 adhérents supplémentaires aux programmes de fidélité. Des couples mariés ont invité les clients à s’inscrire aux animations et au jeu-concours permettant de remporter des places pour le spectacle. Les visiteurs de Créteil Soleilont participé à un karaoké géant.

À Val d’Europe, une chapelle typique de Las Vegas a accueilli des couples désireux d’échanger ou de renouveler leurs vœux : plus de 60 « mariages » ont été ainsi célébrés (pour certains, des couples qui ne se connaissaient pas avant !). Toujours à Créteil Soleil, pour la Fête des Pères, le centre proposait de devenir un super-héros en sautant d’une plate-forme de 7m de hauteur, une attraction totalement inédite dans un centre commercial. En deux jours, 750 personnes (dont 450 enfants) dont souvent le père et son fils, sont repartis avec leur diplôme. Les shoppers ont pu partager l’expérience avec leurs amis sur les réseaux sociaux alors que des clichés HD pris par un photographe professionnel étaient publiés sur la page Facebook du centre.

Quelle formule gagnante pour demain ?

Les nouveaux centres commerciaux qui devraient voir le jour dans les cinq ans à venir, ainsi que les restructurations de centres existants, vont encore apporter de nouveaux concepts. Le groupeImmochan réfléchit en ce moment à ce que seraient le consommateur et le commerce en 2020. C’est à cette date que verra le jour Europa City, un immense pôle de loisirs et de commerces sur le territoire Val-de-France-Gonesses. « Le groupe Auchan a entamé une réflexion sur les lieux physiques de commerce et veut renouer avec la notion de plaisir », résume Christophe Dalstein, directeur du projet. Sociologues, prospectivistes, planchent avec des hommes de marketing et des experts de la distribution pour cerner les attentes de demain. Gageons que la notion de contact y sera centrale.

source: Anika Michalowska  www.influencia.net